Oh, les beaux jours !

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Ces instants un peu à part, qui restent au creux de soi. En soi.

L’instant précieux, où au dessus des nuages, le soleil s’endort. Tout doucement. Le ciel prend alors des allures de conte de fée. Lumière douce et réconfortante, je voudrais étirer ce moment-là. Dire, aussi, à toutes les personnes à l’intérieur de l’avion de lever les yeux et de regarder par le hublot. Rester silencieuse et ouvrir grand les yeux. Partager ce moment, avec ce petit garçon de six ans, juste devant moi. Complices, se sourire.

Le premier regard de mon amoureux après quelques semaines sans se voir. Les premiers mots échangés et la complicité qui revient si vite. Se lover dans ses bras, enfouir le nez dans son cou et respirer son odeur. Et, comme à chaque retrouvailles, le cœur qui bat un peu plus fort. La première paire de chaussure de grande achetée un samedi après-midi à Paris. Perchée, les premiers pas hésitants sur la moquette rouge à l’intérieur de la boutique et le sourire géant sur les lèvres. Ressortir, la tête haute, avec un petit paquet et une confiance étirée de douze centimètres.

 

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Recevoir un jeudi matin deux lettres inattendues. Un livre aux mots parfaits et des billets d’avion pour le soleil début avril. Serrer fort sa chance et s’envoler déjà une première fois. Écouter Piece of my heart en boucle et ressentir, à chaque fois, une énergie incroyable. Un dimanche matin, au réveil, décider d’aller déjeuner au soleil. Savourer. Nos échanges, le jus d’orange pressé, le printemps. Doux cocktail. L’après-midi, prendre la route et retrouver une amie à quelques heures de Toulouse. Découvrir son nid et son quotidien dans cette nouvelle ville. Mars, les nouveaux projets, ceux qui finissent aussi et dont on est un peu fière. Idea traduction, Artilingua et The free me project. Et puis, les premières rencontres et l’enthousiasme partagée. Créer, fabriquer, avancer. Et sourire, ne jamais oublier de sourire.

Parler espagnol, prendre de l’assurance. Au fil de la discussion, retrouver ses mots et son accent. Accepter, pour la première fois peut-être, des compliments. Les saisir et les garder près de soi pour les jours gris brouillons. Louer un minuscule appartement pour cet été en Espagne au bord de la mer. A l’idée, avoir un sourire immense sur les lèvres. Vos retours si doux sur cet article un peu plus difficile à écrire. Apprendre à s’aimer, à se sourire. Ne pas toujours trouver les mots justes pour vous répondre. Prendre le temps, ne pas se presser, et mesurer encore une fois sa chance.

 

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Les promenades au soleil avec Holly, le petit parc, et toujours cette fierté de la voir marcher normalement après son opération en septembre. Les déjeuners chez Sandyan et les soirées aux Tapas Locas. Un soir, sur un coup de tête, aller au casino. Jouer à huit mains, gagner quelques euros, et rire beaucoup. Une nuit à refaire le monde. Au petit matin, observer le soleil qui se lève et se sentir tout à coup si vivante. Se dire, que la vie, c’est ça aussi. De la légèreté et des rêves à ne plus finir. Ce jour-là, s’endormir en se serrant un peu plus fort.

Le premier bouquet de jonquille de l’année glisser dans un vase. Et avec lui, la promesse des beaux jours. Aimer, plus que tout, cette luminosité retrouvée. L’attendre, chaque soir, comme un enfant attend de voir la mer pour la première fois. Un mercredi matin, quelques mots de ce blog sur Les maternelles. Rougir, et dire à sa maman, le soir, que je suis presque passée à la télévision.

Se glisser, dans un café parisien. Commander un café, sortir un moleskine, et écrire ces mots-là. Ces mots empreints de la poésie du quotidien. Apprivoiser les beaux jours. Oh, joli mois de mars.

 

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Et votre mois de mars, il ressemble à quoi : vous nous racontez ?

 

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Semainier menu à imprimer

Semainier menu à télécharger

Et voilà, je vous en avais parlé la semaine dernière. Je vous propose un semainier assorti à l’organisateur du mois de mars tout joyeux et coloré !

J’ai vu, sur Instagram, que vous étiez nombreuses à utiliser mes semainiers de menus lorsque vous êtes au régime – notamment avec Weight Watchers. J’ai fabriqué, du coup, un petit organisateur juste pour vous. Je vous ai mis des petits ronds discrets pour indiquer le nombre de points si vous suivez un rééquilibrage alimentaire via Weight Watchers. J’ai également ajouté une petite case pour le sport et pour les petits plus – ça veut dire pour votre goûter.

Et, si vous suivez un autre régime – ou aucun mais que vous êtes organisé – les petits ronds peuvent aussi vous permettre de cocher la case une fois que le plat est réalisé ou consommé. J’ai également fait une deuxième version sans la case « petit plus » et sport ». Cela s’adaptera mieux si c’est un semainier plus familial.
Enfin si comme moi, vous êtes un peu incapable de prévoir ce que vous allez manger une heure avant, vous pouvez vous en servir pour organiser votre semaine de manière globale avec le dernier semainier découpé en zone de la journée (matinée, après-midi et soirée) plutôt qu’en repas.

Il y a, du coup, trois versions légèrement différentes afin que cela s’adapte au mieux :

  • une version spéciale régime (Weight Watchers) avec un découpage : matin, midi, soir, petit plus et sport,
  • une version plus familiale identique à la première version mais sans le sport et le petit plus mais avec une petite case notes,
  • et une version semainier simple pour s’organiser de manière plus globale découpé en quatre grandes parties : matinée, après-midi, soirée et notes.

Vous pouvez télécharger les trois semainiers à imprimer par ici. Le fichier contient trois pages.

Si j’ai oublié quoi que ce soit, vous me dites et je le peaufine ?


Semainier régime à imprimer gratuitement
Semainier Weight Watcher à imprimer


Je tenais aussi à vous dire un grand grand merci pour vos commentaires sur mon dernier article sur le rapport à son corps. Vos petits mots m’ont extrêmement touchée. J’ai été toute bouleversée par votre gentillesse et bienveillance. Merci.

Je me suis rendue aussi compte que l’on est nombreuses à être passée – ou a passer – par là. Je crois que c’est important de savoir que l’on est pas seule, que ce n’est pas quelque chose que l’on doit cacher et que même si le chemin est parfois un petit peu long et compliqué, c’est possible d’aller de l’avant et de modifier son rapport au corps. Je voulais cet article moins comme un témoignage personnel que comme un petit message d’espoir, une petite lumière pour aller de l’avant. Je croise les doigts pour y être un peu parvenue.

Je vais prendre le temps de doucement de répondre à vos commentaires et à vos mails.

 

 

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Aujourd’hui, cela fait un an. Un an que j’ai décidé de prendre soin de moi, d’arrêter de me détester et d’avoir envie de pleurer à chaque fois que je me regarde dans un miroir. Un an que j’ai décidé de m’écouter un peu plus et d’écouter un peu moins les autres. Que j’ai arrêté de refuser d’aller prendre un café avec un copain parce que j’avais trois kilos en trop. Il y a un an, j’ai décidé que cette guerre-là était finie. Que c’était fini de pleurer et de me rendre malade pour un idéal que je n’atteindrais jamais.

Et qu’importe si je ne serai jamais aussi jolie que ces filles au teint parfait et aux longues jambes, qu’importe. J’ai enfin trouvé une certaine paix intérieure et c’est l’essentiel. J’ai appris à m’écouter, à me regarder, et à ne plus avoir peur. De moi, de mon image, du regard des autres. De leurs mots aussi. Et depuis un an, les maux de tête qui m’empêchaient de me concentrer et m’obligeaient certains jours à me fondre dans le noir, ont disparu avec cette angoisse-là. Je vais mieux.

Il y a un an, j’ai décidé de ne plus jamais écouter les personnes qui me diraient que je suis trop grosse trop mince trop. Les personnes qui voudraient, aussi, contrôler mon assiette. J’ai arrêté de me cacher sous mes vêtements. Sous mon cerveau, mon sourire, ma frange. Il y a un an, je me suis promise que l’image de mon corps ne dominerait plus jamais mon quotidien. Croix de bois, croix de fer. Alors, j’ai serré les poings et j’ai appris à me regarder. A apprivoiser mes imperfections. Mes bleus sur mes jambes, mes grains de beauté, mes fossettes. J’ai appris. A m’écouter, à me sourire. A être bienveillante.

Il y a un an, j’ai aussi appris à manger et à y prendre du plaisir. J’ai découvert que l’on pouvait profiter d’un repas entre amis sans avoir l’impression, à chaque fois, d’avoir fait la plus grosse bêtise de sa vie. J’ai appris à ne plus m’affamer et à manger. Par faim, par gourmandise, ou simplement parce que j’en ai envie. J’ai appris à apprécier ce que je mangeais. A ne plus dévorer mes émotions pour un oui pour un non. J’ai appris ce qu’un petit enfant apprend naturellement et qui n’avait jamais été vraiment inné pour moi. J’ai repris, lentement, les bases. J’ai levé les yeux, j’ai respiré, et j’ai cru en moi. Un peu. Chaque jour, un peu plus. J’ai appris à ne plus éteindre la lumière lorsque je prends une douche et à ne plus avoir les larmes aux yeux lorsqu’on me photographie. La tempête est passée. Le ciel est bleu et je suis apaisée. Je vais mieux.

Il y a un an, j’ai commencé à m’écouter. A tâtons, j’ai apprivoisé mon corps. Ses envies, ses besoins. Pour la première fois depuis des années, je l’ai regardé. Je me suis regardée. J’ai rencontré une naturopathe qui a su trouver les mots justes et m’aider dans ce parcours-là. Qui veille toujours sur moi. J’ai voyagé, seule. Et, j’ai apprécié ce temps-là. Cela peut sembler un peu étrange. Mais, vous savez, il arrive un moment quand on ne s’aime pas vraiment où l’on appréhende ces moments en tête à corps. J’ai appris en à profiter, à les savourer. A prendre soin de moi. J’ai arrêté de me fuir. Depuis un an, j’ai rencontré des personnes formidables. J’ai osé. J’ai eu un peu moins peur de – me – décevoir. J’ai commencé à courir. Repris la danse classique et pensé à découvrir le yoga. Je me suis apprivoisée. J’ai aimé un peu plus fort. J’ai accepté qu’on m’aime aussi. Qu’on me trouve peut-être, aussi, parfois un peu jolie. Et, c’est doux. Tellement doux.

Alors, voilà, je crois que c’est essentiel de conserver ce minuscule message en tête : on peut passer vingt-ans à se détester, à se faire un peu mal, à être un peu trop dure ; et un jour décider de faire la paix avec soi-même. Et, de commencer enfin et doucement à vivre.

 

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