Vie de Miettes

Note du jeudi, 5 novembre 2008

Il fait toujours aussi froid. L’écharpe devient ma seconde. peau. Et, malgré tout, je tremble. Je grelote comme un petit chat apeuré, comme des mains qui se posent sur un autre corps pour la première fois. C’est le même manège tremblant, sans le bonheur, sans le soleil sous la peau au cœur de la vie-même. Parfois, il m’arrive de m’interroger sur l’origine du froid. Provient-il de l’intérieur ou de l’extérieur? Serait-il enfouit à l’intérieur de mes os? Sous mon sourire?

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Note du mercredi avant logique, 5 novembre 2008

les mois s’écoulent et je m’absorbe. Parfois, il m’arrive de sursauter, parfois, j’ai même l’impression que la lumière s’allume enfin. Mais, ce n’est toujours qu’un mirage, qu’une illusion parfaite et de courte durée. Je m’en veux bien trop souvent pour tout, pour rien parce que si je n’avais pas fait ça comme ça peut-être que, alors peut-être et seulement peut-être que cela serait différent, peut-être qu’il ferait un peu plus clair ici, un peu plus jours.
Je voudrais avoir la capacité à me soustraire mais je ne l’ai pas. Je dois rester présente au monde, et c’est dur. Je me dissous dans l’air, je me dilue dans l’eau. Il y a bien trop de « peut-être », de points d’interrogation et de doutes pour avancer. Je le sais, mais pourtant.

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2 novembre 2008

Neuf petits mois que mes yeux pétillent.
Neuf.
Neuf, ça sonne comme le rêve.
Comme un sourire suspendu au milieu de l’infini.

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1 novembre 2008

Samedi,

Le week-end permet enfin de se poser entre les secondes. Il permet de respirer et de voir le monde. C’est l’ami de la réverie et de l’imagination, la petite fée de l’art.

Le vent glacial percutent les sens. Et, le vin réchauffe les membres glacés. Il fait de la vie un délice et des sourires à chaque instant. Baudelaire à bien raison: enivrez-vous, enivrons-nous! Depuis que je lis Claude Simon, Proust me semblerait presque limpide. La vie est une suite de perceptions et de comparaisons. Six mois n’est rien à coté de six ans, six mois devient l’éternité lorsqu’on le voit à travers le prisme du quotidien.
Les mots semblent me fuir par poignées. Je ne trouve plus le temps ni le courage de poser des cascades de mots et d’instants. Cela m’attriste beaucoup mais. Je voudrais écrire et pourtant une barrière a apparu. Je dois être atteinte de mutisme verbal, et pictural.
L’envie demeure pourtant, sachez-le, croyez-le.

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