Vie de Miettes

Note d’avant 2009, 31 décembre 2008

P comme prendre l’avion.

C’est comme un petit trou noir de souris dans lequel on s’engouffre.
Comme le chant des sirènes, comme une force centrifuge qui nous attire.
C’est un peu effrayant, un peu moche parfois, beau souvent. Vivant toujours.
C’est un grigris de grand-mère qui nous fait croire à un renouveau, c’est une croyance en la magie du temps qui passe et se renouvelle.
C’est penser le temps comme une instance qui pense, qui tourne, qui choisit.
C’est croire en la déesse Chance sans vraiment s’en apercevoir.

C’est abaisser les rideaux en velours rouge de 2008 , et attendre le spectacle nouveau, en espérant qu’il soit un peu plus, juste un peu plus.
Majestueux.

Chargement vote Hellocoton

30 décembre 2008

R comme rater son permis.
Chargement vote Hellocoton

24 décembre 2008


De bonnes fêtes,

Parce que la veille de Noël,
il
faut être heureux.
Il le faut.

Des sourires et de la douceur.

Chargement vote Hellocoton

A contretemps, 23 décembre 2008


Depuis ce matin, 10 heures et quelques minutes, les larmes n’ont cessé de se dessiner sur mes joues. 10 heures, c’est l’heure à laquelle les espoirs et les rêves se sont modelés en larmes. C’est l’heure où il ne restait plus rien. J’étais face à ma perte, face à ce gros chagrin et à mes tords. C’est l’heure où la jolie berceuse s’est éteinte. Dans la rue, les larmes devenaient peu à peu de la glace. Je crois que j’aurais pu rester des journées entières sur ce trottoir à attendre que le vase à larmes s’assèche. J’étais seule. C’est cela alors la solitude, ce sentiment destructeur et si intense. Tout arrivait par vagues. La peine secouait mon petit corps. Cachée sous mon écharpe immense, on pouvait entrevoir des soubresauts. C’est la peine, la peine qui s’ évacue par tous les pores, qui s’enfuie par chaque parcelle de mon corps. De mes petites mains, j’avais déposé un bouquet d’espoir, d’espérance et d’illusion à cette date à cette heure précise au milieu de la route. Le froid ne m’atteignait pas. Je n’avais plus mal, je n’étais pas triste. Je subissais le poids entier de la défaite, de la destruction. La douleur se compressait sur mon coeur, elle n’habitait. En une fraction de secondes, elle s’était introduite sous ma peau.

Je tremblais, hoquetais, et des larmes continuaient à se dessiner sur mes joues. J’étais seule. La solitude me berçait à présent dans une douceur mortuaire. Arrivée à la maison , les larmes ne s’étaient pas amuïes durant le trajet, la valse des tristes. Comment faire pour arrêter la musique?

Accordez-moi une dernière danse, une dernière chance.

Chargement vote Hellocoton

Sauf mention contraire, l'ensemble des textes et visuels présents sur ce site sont la propriété exclusive de leur auteur. Merci de ne pas les copier, reproduire ou redistribuer sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de l'auteur.