Vie de Miettes

Note du mardi,
26 mai 2009

Hier soir, il a grêlé sur la ville rose.

De l’intérieur de CliCli*, cela faisait beaucoup, beaucoup trop de bruit pour rester calme. Des coups intenses et toujours plus forts s’abattaient sur la petite voiture. On ne s’entendait plus parler. On ne voyait plus que les morceaux de glace se fracassaient contre la vitre. Sur la route, la circulation n’avait plus lieu. Les gens avaient peur. Les voitures paraissaient presques vulnérables, presques humaines. Les gens sont beaux quand leur visage sont noyés dans la peur. Ils semblent si vrais, si innofencifs, prêts à s’entraider comme jamais. Comme si la méchanceté, la fierté prennaient la poudre d’escampette dans les moments tragiques. Ils se révèlent, en deviennent majestueux, vivants. Quand la pare-brise s’est brisé, j’ai crispé mes doigts sur le volant. La pluie et la grêle continuaient de s’abattre. L’eau montait à vue d’œil.

Tout d’un coup, la pluie et la grèle se sont arrêtées. La vie reprennait.

* la Clio bleu-océan

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