Vie de Miettes

Je déteste mes voisins, 24 juin 2010

J’ai la tête qui va exploser et mes voisins parlent (hurlent) toujours plus forts. J’ai envie de sortir la tête par la fenêtre et de hurler une bonne fois pour toute de se calmer, qu’ils ne sont pas tout seul et que ma tête risque d’exploser à tout moment s’ils continuent.

Je sais bien que je ne le ferais pas. Je ne sortirais pas la tête par la fenêtre et je ne crierais pas non plus. Je suis bien trop polie et réservée pour ça. Je ne savais pas qu’il était possible d’arriver à détester autant ses voisins. Ni de faire autant de bruit.Je croyais que les histoires de voisins-pas-gentils n’arrivaient qu’à la télévision.

S’il y a bien une chose qui me fait plaisir dans mon déménagement, c’est bien ça.

Au revoir les voisins !

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Et, se sentir vivante. 22 juin 2010

Depuis mercredi dernier, je me suis mise en tête de finir la décoration de l’appartement qui est encore un peu tristounet. J’ai acheté quelques cadres et je fais développer peu à peu des photographies afin de les rendre vivant. Le choix des images est plus difficile que je ne l’avais imaginé. Pour le moment, je suis contente du résultat. Je vous montrerai lorsque les dernières photographies seront développées.

Je me sens vivante. C’est toujours comme ça lorsque j’ai des devoirs et du stress au creux du ventre. Cela me pousse significativement vers la vie. Il y a tellement d’inconnu pour mes prochaines semaines que je pourrais me noyer dedans. L’inconnu, c’est un peu mon oxygène je crois.

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Brève de lundi, 21 juin 2010

Aujourd’hui, je suis toute seule du petit matin jusqu’au soir. Hier soir, hier nuit, je pourrais dire, j’organisais ma journée  dans ma tête. J’imbriquais tout ce que je pourrais faire écrire créer dessiner photographier durant cette journée à moi toute seule. Je voulais pour une fois parvenir à colorier la solitude, arriver à passer une journée entre moi et moi sans me disputer, sans me déchirer en mille morceaux.

Cela me semblait immensément long et simple. J’imaginais déjà rédiger et nettoyer ma synthèse afin qu’elle soit toute propre, peut-être même la finir et la poser  fièrement sur la bureau. Puis mille autres choses.Pourtant là, tout de suite, la motivation s’est enfuie.

Ce matin, à 9 heures et quelques secondes, j’ai appelé une agence immobilière à Poitiers. Je visite un appartement samedi à midi trente avant de retourner à Valencia. Cet  appartement, c’est un coup de coeur pas du tout sérieux et raisonnable. Alors voilà, samedi, je vais sûrement faire plus d’heures de route que je n’ai de doigts pour un appartement plus cher que nos moyens mais qu’est qu’il est beau.

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Trois petits doutes, et puis s’en vont. 19 juin 2010

Une absence soudaine, une ritournelle.

J’ai beaucoup de mal à me concentrer sur ce dernier travail. J’angoisse de ne pas y parvenir et pour trop d’autres choses. Je n’efface plus que je n’écris. Je vais bien. Il pleut un peu trop fort et le ciel est un peu trop gris. J’ai envie enfin de finir la décoration d’ici alors qu’on devra déménager à nouveau dans quelques semaines. Je me sens minuscule.

Changer d’université, recommencer à avoir la trouille au creux du ventre, dans le fond c’est la même chose, les mêmes sensations que lorsque j’entrais au CP.

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