¡ Holà Mexico !

 


Novembre 2016

Alors, voilà, il aura fallu ce temps-là, cet envol au dessus des nuages pour retrouver mon souffle, pour me retrouver et sentir l’apaisement grimpait au creux du ventre à mesure que l’avion rejoignait l’autre côté de l’Atlantique.

Il aura fallu s’envoyer en l’air, jeter huit mille kilomètres et partir à la recherche du soleil. Il aura fallu la promesse de la langue espagnole et de la chaleur qui berce à l’arrivée.
Il aura fallu douze heures d’avion et la fatigue qui colle au corps. Il aura fallu ouvrir les yeux, reprendre sa respiration et rechercher la lumière au dessus des nuages, au milieu du vide.
Il aura fallu un hôtel face à la mer, un nuit complète seule dans une chambre au bout du monde et un ciel bleu jaune rose au réveil. Il aura fallu le silence et les premières brasses dans l’eau turquoise.
Il aura fallu l’eau iodé sur la peau, quelques mots d’espagnol et le soleil qui cogne pour reprendre ma respiration. C’est doux, c’est beau.

Alors voilà, il fait jour, il fait soleil par ici.

 

 

 


 

Mars 2016

Alors, voilà, il aura fallu ce temps-là, ces trois mois pour commencer à mettre des mots sur les émotions et les images du Mexique. Il aura fallu ces semaines-là pour ouvrir à nouveau le moleskine et regarder les images, et imaginer des mots qui pourraient coller à la réalité de ce voyage. Il aussi fallu ce temps-là pour tenter d’écrire la sérénité et le soleil de l’autre bout de l’Atlantique. Il aura fallu ce temps pour laisser, doucement, infuser les couleurs et les émotions mexicaines.

Je suis partie avec des images d’enfants et des mots exotiques au bout des lèvres. Je suis partie avec un grand sourire et l’idée de trouver au milieu de l’hiver un invincible été. Et dès le premier réveil, il y a eu cette vue incroyable sur l’océan. Cette vue, le silence, et mes pas sur la plage alors que le soleil se levait doucement.

Et puis, cet horizon, vous savez, cet horizon qui vous secoue et qui vous emporte en quelques secondes. Qui vous dit que oui, que ces quelques jours seront drôlement lumineux et reposants.

Quelques minutes plus tard, Lili me rejoignait sur la plage en me tendant, sourire aux lèvres, une petite paquet de Bruxelles. A l’intérieur, il y avait une petite fiole d’huile essentielle de mandarine et beaucoup de bienveillance. Alors, forcement, lorsqu’elle a ajouté c’est l’huile essentielle du bonheur, c’est tout toi ; j’ai souri et je l’ai serrée un peu plus fort.

 

 


 

Je ne sais pas trop par comment écrire les premiers mots du Mexique, ni même par où commencer. Je sais, en revanche, la douceur de mes souvenirs et l’énergie puisée là-bas.

J’en conserve des images floues. Je me rappelle avoir été frappée, à mon arrivée, par la sérénité et la joie de vivre mexicaine que je ressens souvent dans les pays hispaniques. Je ne sais pas, non plus, pourquoi cela me semble si difficile de poser des mots sur certains pays, et plus particulièrement que sur certains pays, sur certains voyages.

Je ne sais pas vraiment pourquoi et j’apprends à apprivoiser et accueillir ces silences-là. Je sais qu’une  – et peut-être finalement la plus grande – partie du voyage se passe à l’intérieur. Et, je crois que, lorsque un voyage vous secoue un peu trop, les mots prennent la poudre d’escampette. Je me souviens la difficulté d’écrire la grandeur de l’Australie une fois rentrée et de mon mutisme face à la beauté du Pôle-Nord. Je me souviens et je souris en me disant que l’expression laisser sans voix ne m’a semblé jamais aussi juste.

Au Mexique, j’ai pris le temps de ralentir et de penser à moi et mes rêves de petite fille. J’ai pris le temps de me demander ce dont j’avais envie, ce qui me meut et me fait sourire au quotidien. J’ai respiré à pleins poumons et j’ai ralenti. Alors et tout doucement, c’est là-bas que j’ai imaginé des affiches, des affiches comme des mantras. Des affiches comme des attrapes-rêves, des affiches inspirantes pour les conserver toujours près de soi, pour les garder en tête, au dessus de la tête. Et aussi pour se souvenir des belles choses. C’est au Mexique, aussi, que j’ai pris la décision de créer mon entreprise à moi.

Et vous savez, chaque fois que je vois mon affiche, chaque fois que je vois le chemin parcouru depuis novembre, je repense à ce voyage et je souris.

 

 

 


Je me rends compte comme les voyages sont essentiels, et nécessaires, dans ma construction et dans mon équilibre. C’est en voyages que mon cerveau et que ma créativité bouillonnent. C’est en voyage aussi où tout semble possible et où j’ai l’impression d’y voir toujours un peu plus clair sur la façon dont j’ai envie de gérer mon quotidien. C’est en voyage que je grandis et que je me construis.

Alors, voilà, je pourrais vous raconter les adresses et les temples. Je pourrais vous écrire les horizons et les paysages à couper le souffle. Vous dire la beauté des eaux cristallines, la sensation du sable fin sur la peau et le spectacle des palmiers à la nuit tombée. Je pourrais vous murmurer ce sentiment incroyable lorsque vous nagez, pour la toute première fois, dans une grotte souterraine en dessous des arbres centenaires et des premières brasses, quelques heures plus tard, dans l’océan Atlantique. Je pourrais vous raconter la force et l’équilibre des arbres pour s’épanouir et rester droits durant des siècles. Je pourrais vous écrire la Riviera Maya et le Yucatán.

Je pourrais essayer de mettre des mots sur ses premiers pas dans un pays rêvé-imaginé depuis l’enfance. Je pourrais écrire le goût du soleil et du sel sur la peau, la premier regard vers un temple maya et ce rite chamane qui vous colle des frissons. Je pourrais vous raconter l’hacienda qui vous donne envie de louer une chambre à l’année et qui vous fait oublier en un claquement de doigts tous les nuages dans votre tête, mais je ne crois pas que j’ai vraiment envie d’écrire tout ça là tout de suite.

Je voudrais plutôt vous écrire que c’est au Mexique que j’ai trouvé la force de réaliser ce rêve de môme, c’est au Mexique que j’ai sauté dans le vide et que ce voyage restera comme un voyage qui m’a marqué et qui m’a fait littéralement grandir. Qui m’a poussée dans mes retranchements et mes contradictions en me murmurant que je trouverai, toujours, au fond de moi la force de réaliser mes rêves.

Je crois qu’au delà de toutes les belles adresses que je pourrais vous conseiller, j’ai envie de vous serrer un peu fort dans mes bras et de vous murmurer d’oser et de ne pas avoir peur. De vous dire de voyager (ou d’écrire, de photographier, de danser !), de découvrir, de ne pas avoir peur de l’inconnu, de sauter dans le vide, de vous dire de vous écouter, de ralentir parfois aussi, et de croire plus que tout en vous. De prendre le temps d’écouter cette petite voix à l’intérieur et de lui donner de l’importance. Ce sont dans les voyages que je l’entends le plus.

C’est ça que je retiens du Mexique et que j’aimerais vous écrire.

 


 


Oh, et puis merci à Sophie, petite fée du voyage, qui m’a envoyé ce mail incroyable un lundi après-midi un peu gris en me demandant ce que je faisais dans deux semaines – et qui m’a collé un immense sourire pour les semaines à venir. Merci fort fort fort à XL Airways et à l’office de tourisme du Yucatan. Merci Mathieu. Merci Lili, Ludo, Laura, Lydie, ce voyage n’aurait pas été aussi lumineux et joyeux, sans vous. Vous êtes des petites étoiles.

 

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C'est promis

Vos commentaires
sont des petites douceurs
Mille mercis à vous

  1. Ca valait le coup d’attendre 3 mois, tes mots racontent parfaitement ce double voyage à la fois géographique et intérieur… Et tes photos sont superbes, l’hacienda a l’air d’être un véritable petit paradis sur terre!
    Bravo de t’être lancée, je suis sûre que ta petite entreprise va t’apporter beaucoup de plaisir et d’épanouissement!
    Gros bisous May!

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  2. May…cet article est juste incroyable…je crois que c’est la première fois que j’ai des frissons en lisant un article…
    Merci pour ce partage tout doux. C’est une belle façon de raconter ce voyage autant extérieur qu’intérieur. Je te souhaite de la joie à n’en plus finir et beaucoup de réussite dans ton nouveau projet.
    Belle après-midi :)

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  3. Typhaine

    May, j’aime tellement la façon que tu as de raconter les voyages. Tu en racontes le plus beau, le plus important, et tu nous emporte avec toi, l’espace d’un instant. Je ne suis pas fan des récits de voyages d’habitude, car ils sont trop factuels et ne me font pas voyager justement, mais alors les tiens, ils m’emportent complètement et me font rêver à chaque fois! Merci beaucoup <3

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  4. Tes mots sont doux et on devine encore l’émerveillement … celui qui te laisse sans voix tellement le bonheur de vivre ces instants est fort !

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  5. Merci pour tes mots. L’importance des voyages, les douces sensations qu’ils procurent, les mots qu’ils nous ôtent, l’importance de croire en soi, de suivre ses rêves, l’aventure de créer son entreprise, le bonheur d’oser vivre sa vie, de suivre sa voie… J’avais besoin de lire cela et tes mots ne sont certainement pas tombés sous mes yeux par hasard.

    Élodie

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  6. Ton texte est terriblement touchant. Il donne envie de sauter le pas, de laisser nos peurs de coté, de se réaliser et de toucher du bout des doigts ses rêves, à des kilomètres de notre routine et notre confort forcé. Merci beaucoup pour ce très bel article.

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  7. Charlotte

    Wow j’ai adoré ton article, je crois que je vais fouiller dans ton blog un peu plus ! Je viens tout juste de le découvrir et j’ai l’impression de penser comme toi :) Je m’en vais me perdre dans les tréfonds de ta vie de miettes ! Merci pour ce partage, et ces belles photos!

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  8. Je garde très souvent tes articles de côté, pour pouvoir choisir le moment de les lire ; et encore une fois, j’ai bien fait. Tes mots sont à la fois tous doux et emplis de ce soleil mexicain que tu as un petit peu ramené dans tes valises et dans ton cœur. L’Amérique latine m’attire irrémédiablement, alors, en attendant de pouvoir découvrir ces destinations qui me font tant rêver, je me perds dans ces mots et ces photos qui ne me font que renforcer mon désir de partir à leur rencontre.

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et souriez, vous êtes fantastique

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