De Pucón à Atacama


 

Je suis dans l’avion, à nouveau.

Le soleil s’endort doucement. Dans quelques heures, j’atterrirai à Calama. De là, je louerai une voiture pour rejoindre San Pedro de Atacama.

Il y a une semaine, à la même heure, j’étais dans l’avion vers Santiago et je souris des coïncidences. Je venais de passer quelques jours à Pucón. J’avais le yeux rivés au hublot et j’observais les différents volcans. J’avais atterri à Temuco en ignorant tout de la région. Si bien sûr, je savais que cela serait plus vert, plus montagneux, et aussi, que j’y rencontrerai un des volcans le plus actif de l’Amérique du Sud ; je ne savais pas grand chose de plus.

Je n’avais pas cherché à en savoir plus non plus. J’avais gardé en tête que j’allais à La région des lacs, et le nom m’avait semblé suffisant poétique.

 

 


 

Je voulais me laisser surprendre. Je crois que c’est définitivement ce que j’aime le plus en voyage : ne rien prévoir et ouvrir les yeux. Je confectionne toujours dans ma tête des tableaux et des histoires imaginaires.

Je me perds, je flâne et je lève les yeux. C’est aussi pour cela, je crois, que j’ai besoin de prendre le temps. Je ne sais pas voyager dans l’urgence, accumuler les visites et les lieux. Je ne cherche pas à optimiser mon temps. Et quand je le fais, quand j’oublie ; je suis alors à coté et je passe au travers du voyage.

En voyage, et plus qu’ailleurs, je confectionne des histoires. On me demande parfois comment je m’organise pour voyager, et parfois aussi pour écrire et pour photographier mes voyages. Je réponds toujours que je ne sais pas. Que ça vient, voilà, ça vient. Je réserve mes billets d’avion souvent la veille et je fais mon sac quelques minutes avant de partir. Et, puis, je saute dans l’avion et je me fais confiance.

Alors, bien sûr, il y a l’imaginaire avant le voyage. J’imaginais Pucón vert, glacé et montagneux. J’imagine Atacama aride, ocre et ensoleillé – vous me direz, je ne prends pas beaucoup de risques en allant dans le désert le plus aride au monde.

Ce sont toujours des tableaux très simples, enfantins et que je pourrais dessiner en fermant les yeux.

 

 


 

Quand j’arrive, il y a toujours cette confrontation avec le réel. Il faut relier l’imaginaire à la réalité. C’est, je crois, finalement le plus difficile. Plus le tableau est simple et moins j’ai finalement de risques d’être déçue.

Sur place, j’essaie de raconter la ville et la façon dont je la ressens. De mettre des images et des mots sur mes émotions. Je pars à la recherche du fil conducteur, du fil qui relie les habitants et les lieux entre eux. Je cherche leur âme secrète.

C’est une sorte de synthèse personnelle, émotionnelle et subjective. Quand j’écris ou photographie ; je raconte une histoire, mon histoire avec une ville, un pays et ses habitants. Cette histoire n’est jamais ni vraiment la réalité ni vraiment, totalement, imaginée. C’est mon ressenti et mon regard propre sur un lieu.

Je cherche la poésie du quotidien. C’est un drôle de jeu. J’ai parfois l’impression de me transformer en observatrice du monde.

 

 

 

 

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