Vie de Miettes

Erasmus, Espagne and co. 29 novembre 2010

Les images se collent sur la rétine. Je pense à Valencia à l’Espagne aux voyages. Il y a un an, je marchais le long de la plage. Il faisait chaud, le soleil cognait ma peau. J’étais bien. Il y a un an les soirées Erasmus, les bottelons, les rencontres pour un oui pour un verre étaient mon quotidien.  C’était les soirées qui finissaient au petit matin et les langues qui se mélangeaient au milieu de la nuit. C’était les grains de sable dans la paume de ma main et cette sensation d’infini à même la peau. C’était les yeux grands ouverts à la fenêtre d’un taxi espagnol et les Mojito au bar d’en face après les cours.

C’était le temps des découvertes, des voyages, et cette impression intense de grandir. C’était ces photographies de sourire de minuscules instants que j’accrochais partout. C’était cette peur de l’avenir immense et cette croyance en l’instant présent cette croyance de pouvoir presque toucher le ciel d’y croire d’y croire. C’était une naïveté accablante. C’était les trains qui n’en finissent plus au levée du jour et les yeux qui se ferment quand le soleil se lève. C’était les mots franco-espagnol apposés sur le moleskine, et toutes ces confidences nocturnes sur le balcon.  C’était des dizaines de rencontres, une mélodie envoutante, une bourrasque de vie à la figure.

 

Aujourd’hui, il y a les révisions qui s’accumulent sur le bureau. Il y a le Master, le FLE et des projets d’adulte à deux. Il y a cette envie de folie, de vent à la figure et de rêves à réaliser que je repousse à peu à peu. Il y a les « grandir, c’est faire des choix », « grandir, c’est avoir un vrai métier et oublier ses rêves de môme »,qui me giflent sans cesse. Et, ce carnet de mots franco-espagnols qui restent clos et que je n’ose ouvrir.

Grandir, parfois c’est dur.


Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.

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Partir en Erasmus en Espagne, 14 septembre 2010

La vie en Erasmus en Espagne

Il y a tout juste un an, je partais m’installer en Espagne pour vivre un an en tant qu’étudiante Erasmus. C’est avec plein de pépites dans les yeux que je me souviens de mon départ et de mes premiers pas dans ce pays et de cette ville alors inconnus.

J’ai aimé cette expérience. Je crois même pouvoir dire que je suis tombée amoureuse de la langue espagnole et de l’Espagne. Mon expérience Erasmus, malgré les coups durs, a été magique. C’est simple lorsque j’entends des personnes parler espagnol dans la rue ou à l’université, j’ai des étoiles à l’estomac. Je compte y retourner, y vivre à nouveau. Je pense déjà à essayer de trouver un stage en Espagne. Cette expérience Erasmus m’aura permis de découvrir un autre pays, une autre façon de penser, de voyager et aussi bien sûr de me découvrir.

Si vous avez l’occasion de partir en Erasmus ou, plus largement, de partir vivre à l’étranger, surtout partez. Une expérience Erasmus ne se fait qu’une fois dans une vie, et je ne connais personne qui regrette d’être parti. L’inscription, les montagnes de papiers compliquées, la solitude,  l’absence de l’être qu’on aime – pour rassurer les amoureux Erasmus, lorsqu’on s’aime la distance ne change rien à l’amour- , la barrière de la langue aussi ; tout cela n’est qu’un coup de vent à coté de tout ce que peu apporter une telle expérience.

Je suis arrivée à Valencia avec mes peurs en bandoulière. J’avais peur de ne pas me faire d’amis, de ne rencontrer personne, de ne pas arriver à parler, de ne pas progresser, de le perdre, de. Tout ça s’envole très vite. Erasmus, c’est un cocon, une grande famille douillette. J’ai pris un plaisir fou à parler espagnol dès le début. Alors oui, on me demandait de répéter assez souvent. J’aimais ça, cela faisait parti du jeu. On m’a toujours très bien accueillie. J’ai aimé plus que tout me créer un nouveau quotidien dans un autre pays et une autre langue. Je me suis tissée une nouvelle vie.

Etre un étudiant Erasmus, c’est avoir la chance de découvrir un autre pays mais aussi une autre façon d’étudier et de voir l’université. C’est passer une année à s’émerveiller  à découvrir à apprendre à parler une nouvelle langue à penser une autre langue une autre culture. C’est un monde à part et infiniment doux.

Lorsque je lis elle, elle et elle ; je n’ai qu’une envie c’est de prendre la poudre d’escampette et de repartir vivre à l’étranger en Espagne ou ailleurs.


Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.

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Voyage à Venise 28 janvier 2010

Samedi, on prenait les billets pour Paris, puis Venise du 2 au 6 février avant de rejoindre un restaurant à presque minuit dans le centre. Les Mojitos parfaits, les maisons multicolores, la mer, la rose si rouge, la séance photo improvisée dans ma chambre et cette musique resteront gravés. Les souvenirs qui débordent jusqu’au bout des doigts. Le temps qui défile. Lundi, je perdais mes mots d’espagnol comme s’ils m’en voulaient déjà. Le dernier partiel s’est déroulé en pointillés, en suspension. Je crois que je n’étais plus vraiment présente. A la sortie, il m’attendait déjà et je souriais très fort malgré tout. Il y avait beaucoup de peur et d’incertitudes, et pourtant. Lorsqu’il m’a demandé si cela irait, j’ai hoché les épaules. Oui, cela irait, bien sur que cela irait. On est rentrés à pied jusqu’à la maison, on a déposé les derniers bagages dans la voiture, et je les ai serrés très fort. Il faisait froid. Il faisait noir. Mon sourire tremblait, il y avait des larmes qui y étaient coincées. On s’est promis de se revoir vite et je les regrettais déjà. La route parait parfois si longue, parfois à l’inverse si brève. Hier après-midi, j’achetais la méthode Assimil Italien, un livre sublime sur Venise ainsi qu’un guide. J’ai l’impression d’avoir déjà vécu tous ça. L’Espagne s’est métamorphosé en Italie en six mois.

L’amoureux passe son permis cet après-midi. Alors, il faut croiser les doigts très très très forts pour lui ( et pour moi afin qu’il puisse m’emmener où le vent l’emporte pendant que je dormirais dans la voiture ).


Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.

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Note de lundi/mardi nuit 18 janvier 2010

Un rendez-vous manqué avec Mme C. L’attente qui dure plus d’une heure. La marche pour oublier et pour respirer. Pour essayer de. Le ciel bleu de Valencia. Les mots que je perds et les autres qui me manquent. Ceux qui ne viennent pas. La conversation avec Pablo qui s’allonge jusqu’à tard dans l’après-midi. Son aide précieuse. Les post-its collés sur ma porte à mon réveil et mon sourire. Ceux que je colle alors qu’ils dorment encore. Pour les remercier d’être là. Le froid sur mes mains et le soleil qui me colle aux joues. Raconter mes doutes et mes craintes. Avoir une oreille qui m’écoute comme une douce comptine. Faire des projets, à deux, puis à trois. Parler de voyages d’ici et ailleurs. Quand il me parle de venir s’installer en France, je souris. Cette idée me plait. Je ne veux pas quitter Valencia, et lui cela serait un bout de Valencia dans ma ville rose. Le lait froid dans le verre transparent. Je tremble. La peur me dévore peu à peu, tu sais. Les projets prennent la poudre d’escampette bien plus vites qu’ils ne sont arrivés. Les mots de maman, et les siens pour me rassurer. Pour me serrer dans leurs bras de loin. Au delà des frontières et des montagnes. Les photos prises pour se souvenir des belles choses. Toujours. L’attente et les révisions. Les larmes qu’on ravale et les espoirs qui vacillent sous mes yeux.


Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.

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