Vie de Miettes

En vrac, 16 janvier 2012

Les douceurs de janvier 2012


Des bouts de vie, de quotidien

Les journées s’allongent à nouveau. De la fenêtre, je guette les rayons de soleil. Le soleil hivernal est le meilleur, le plus intense. Le plus poétique. Les cours, les projets, le mémoire occupent mes journées – et quelques nuits. Et, je crois que, j’aime bien ça. C’est une façon comme une autre de se sentir vivre. D’exister. Cela déborde, cela bouillonne. C’est rassurant tous ses projets qui s’emmêlent, s’entrechoquent. C’est plein de vie et de couleurs.

Le chargeur de mon reflex a pris la poudre d’escampette. Je me rends compte comme prendre des photographies au quotidien peut me manquer. Je n’ai jamais eu autant d’idées et l’envie de tenir un reflex entre mes mains. Je rêve d’images parfaites et de couleurs douces. En attendant, il reste l’iPhone. Cela sera peut-être l’occasion de l’apprivoiser, une sorte d’expérimentation. Je reste toujours abasourdie lorsque je vois des photographies sublimes réalisées à partir d’un simple smartphone. Je m’excuse d’avance pour la qualité des photographies que vous risquez de croiser par ici. L’aspect positif est quelles seront sûrement un peu plus naturelles, prises sur le vif.

Mon projet de fin d’étude commence à prendre forme. Pour la première fois depuis longtemps, je dessine. Ce seront mes illustrations à moi. Alors même si j’y passe des heures, si j’efface, recommence, passe plusieurs minutes sur une simple courbe ; je suis plutôt contente du résultat. J’ai conscience qu’il reste encore beaucoup beaucoup de travail mais cela avance peu à peu. Il me tarde de pouvoir vous le montrer et de vous en dire un peu plus. Bientôt.

Et vous, vous allez bien ?

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Les belles résolutions, 11 janvier 2012


Les résolutions de 2012

Les résolutions, comme les bilans de fin d’année, sont un doux rituel. Elles permettent de s’arrêter et de prendre le temps de réfléchir sur l’année qui vient de s’écouler et celle qui commence. J’aime cette idée-là de faire le point, de se poser quelques minutes, de se regarder. D’observer le petit chemin que l’on a parcouru, et choisir alors la prochaine destination à prendre. Je ne sais pas si le mot « résolution » est le bon mot. Peut-être que le mot projet collerait mieux. Finalement, je le vois surtout comme un mode de vie à poursuivre, à modifier, à changer. C’est surtout l’instant parfait pour penser à soi, à sa vie et faire le bilan. L’excuse idéale pour se chouchouter.

Chaque année, il y a toujours deux ou trois résolutions qui finissent par pointer le bout de leur nez vers le mois de décembre, d’autres arriveront sûrement en septembre. Je n’en accepte jamais plus. Sinon, je suis sûre qu’elles finiront aux oubliettes dans quelques semaines. Elles doivent être simples, concrètes et réalisables. Ces résolutions-projets doivent pouvoir tenir sur une petite feuille que je pourrais garder à mes cotés et observer – c’est d’ailleurs pour cela que j’ai glissé un petit encart pour noter ses résolutions sur le calendrier 2012. Ces résolutions deviennent le fil conducteur de la nouvelle année. Ce sont des chemins à suivre, des objectifs.

Elles doivent être concrètes. Il n’y a je crois rien de pire que se retrouver quelques mois plus tard nez-à-nez face à des résolutions non-tenues. On se déçoit alors et on ne se trouve pas à la hauteur. On s’en veut presque. Prendre des résolutions réalisables et simples permet d’éviter ce sentiment d’impuissance et surtout d’aller plus loin, de se surpasser. Je les vois comme un programme à suivre, des post-it qui guident mes actions. Des guirlandes qui s’illuminent lorsque je dois prendre une décision. Elles me servent de guide, de fil conducteur. Et généralement, je parviens à les tenir.

Cette année, il y a deux choses qui me tiennent à cœur. Du coté universitaire/professionnel, je voudrais obtenir mon diplôme à la première session et que l’entrée dans la vie active se passe pour le mieux et en douceur. Cela demande une grande organisation. Si bien sûr, tout ne dépendra pas de moi, je veux tout faire pour que cela se passe bien.

La seconde, plus personnelle, est de penser un peu plus à moi, d’arrêter de m’oublier pour un tas de raisons (stupides) et de trouver un point d’équilibre, un juste milieu. Cela implique de m’écouter, d’arrêter de raccourcir mes nuits ou encore d’apprendre tout simplement à dire non. Et aussi, de garder les yeux grands-géants ouverts. Je crois finalement que ces deux résolutions sont liées. C’est important de rencontrer une certaine harmonie pour se sentir vraiment bien.

Je sais que cela sera encore une année chargée, et je vais tout faire pour que tout se passe pour mieux.

Dites, vous avez pris des bonnes résolutions, ou vous êtes plutôt du genre à les bouder ?


La petite chose mignonne sur la photographie, ce n’est pas une résolution. C’est la petite nouvelle de la famille. Le père-noël l’a amenée à mes parents pour Noël. Et, je crois que j’en suis amoureuse.


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Une année entière 30 décembre 2011


C’est un peu une tradition de faire le bilan chaque année. Alors, hop, c’est parti !

2011. Les études enivrantes, les écritures enfantines, les allers-retours Poitiers-Toulouse-Paris, la fatigue au bout du coeur, les photographies minuscules, les baisers sur la pointe des pieds sur les quais de gare. L’impression persistante que l’année s’est évaporée au bout des petits chemins.

L’année des études, des études qui débordent qui finissent doucement. Le Master et la licence de FLE. L’apprentissage de l’arabe chaque lundi soir, la difficulté à apprendre un autre alphabet que le sien. Ce souci de perfectionnisme qui grignote mes nuits. Ce fut. Une petite valise et quelques mois à Paris. Le fabuleux stage. Des tonnes d’espoir et des bébés projets. Cette ivresse de nouveauté qui pousse à se dépasser à grandir à se réinventer. J’ai fabriqué quelques blogs, dessiné une e-boutique, trouvé un contrat de professionnalisation. Il y a eu le choix délicat du sujet du mémoire. Cela a pris des semaines, peut-être des mois. Puis, il y a eu ce sujet parfait qui me parle m’obsède me donne envie d’aller plus loin. De fouiller, d’analyser, d’écrire. Et cette impression de grandir.

Les jours ont filé si vite si vite. J’ai claqué des portes. J’ai fabriqué des cœurs en papier. J’ai collé des images-souvenir dans un cahier et y ai accolé mes mots. J’ai glissé un ruban autour de mon poignet, dessiné des soleils sur les vitres. J’ai virevolté. Pris sa main comme Doudou-câlin. J’ai douté mille fois du tournant qu’avait pris ma vie. J’ai regretté les lettres, la philosophie et cet idéal repoussé. Envolé. J’ai papillonné. J’ai trinqué au futur les paillettes au bout des cils. J’ai oublié d’écrire de lire trop de fois. J’ai trouvé des excuses. Je me suis trouvée des excuses. Le temps, la fatigue, les projets.

Je me suis noyée dans des films. Les séances de cinéma se sont rapprochées. J’ai appris à tout oublier à l’intérieur des salles noires, à me laisser bercer. Juste bercer et se sentir bien. Je me suis mordillée les lèvres. Jusqu’au sang. J’ai dit au revoir à ma grand-mère un après-midi d’été. A ma petite-petite chienne qui a grandi en même temps que moi. J’ai jeté une part de mon enfance. J’ai pleuré.

2011. J’ai pris l’avion pour Milan, réservé deux billets sur un vol manqué pour Venise et rêvé de partir au bout du monde. J’ai postulé en Inde en Afrique au Pérou. En Espagne. Accumulation minutieuse de lieux improbables. J’ai attendu mille mails. J’ai pleuré trop de fois cet espagnol fuyant, cet espagnol que j’ai peur de ne plus retrouver à force de rendez-vous manqués. J’ai hurlé à l’injustice, tapé du poing sur la table. Boucan de pacotille. J’ai mis le bout de mon nez dans le monde professionnel. J’ai angoissé. J’ai apprivoisé l’idée de grandir. J’ai grandi. Un peu.

J’ai compris comme une ville pouvait manquer. Viscéralement. J’ai découvert la force de l’eau. L’équilibre du corps immergé. J’ai plongé. J’ai écouté mille fois Benjamin Biolay et Ludovico Einaudi. J’ai monté le son. J’ai fait de la confiture au goût enfance, me suis lovée dans ses bras la nuit. J’ai collectionné précieusement les fous rires. J’ai gribouillé des petits mots de rien du tout, fait des grimaces, volé des bisous (ce sont les meilleurs). Je me suis glissée dans des jolies robes et j’ai coupé ma frange. J’ai vu la mer, l’océan et le jour qui se lève. Doux émerveillement. 2012.

Et vous, votre année ?

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Le premier jour des vacances, 27 décembre 2011


Un. Deux. Trois. Vacances !

 

C’est toujours un sentiment étrange qui surgit le premier jour des vacances. Pour la première fois depuis des mois, il n’y a aucun impératif à l’horizon. Rien à faire. Pas de devoir. La seule règle est alors de prendre le temps et de profiter.

Cela tombe comme ça. Le silence, l’absence de mails et de rendez-vous. On se sent un peu perdu, un peu étrange, un peu à coté. On regarde à gauche, à droite. Mine de rien, on regarde l’heure. On est en alerte. On réfléchit à ce que l’on a à faire, ce qu’on devrait faire et enfin à ce que l’on pourrait faire. Il n’y a rien qui attend qui implore. On a le temps, on est en vacances.

Le premier jour des vacances est ce moment délicieux où tout est encore possible, où les vacances semblent alors infinies. Doux vertige. C’est cet instant où l’on bascule du trop plein qui déborde au vide. Ivresse de liberté. On entre dans l’océan, à tâtons, avec un léger frisson. On a un peu froid, et puis, on se sent juste bien. Bien et léger. On se laisse porter et on fait le vide.

Le deuxième jour sera plus plat, plus calme. Le temps coule et l’on se laisse déjà presque bercer.

 

Les deux photographies ont été prises à Valencia, et ne sont pas (hélas) de cette année. Je ne sais pas encore lorsque je vais enfin pouvoir y retourner. Et je dois avouer qu’il n’y a pas une semaine où je n’y pense pas. C’est fou comme une ville peut manquer.

Je vous souhaite encore d’excellentes fêtes de fin d’années !


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