Vie de Miettes

Mon blog, mes connaissances et moi 21 mars 2011


 

Voilà, c’est déjà le printemps et j’aurais mon dernier cours de l’année demain après-midi. Depuis septembre, les mois ont glissé et j’ai été moins présente ici. Il y a le manque de temps qui me poursuit et cette envie de tout écrire tout dire tout colorier sans vouloir se mettre à nu sans en dire trop.

Ici, les portes se sont peu à peu ouvertes et les rideaux ont été tirés.  Et je n’aime pas cette idée-là que des personnes réelles que je côtoie tous les jours, pourraient accrocher sur un mot de trop que j’aurais posé. Je n’aime pas non plus l’idée que je pourrais rater un boulot à cause de cet endroit. Parce ce que je serais trop fragile. Trop amoureuse. Trop futile. Trop. Alors, je pose souvent mes mots à demi, en presque silence et j’ai souvent peur de trop en dire.

Alors oui, cet endroit est un petit lieu – que cela soit à travers les photos, le contenu, ou le graphisme – qui reflète souvent mieux ma personnalité qu’un entretien de cinq minutes. Alors oui, ce blog et toutes les personnes que j’ai pu rencontrer et découvrir grâce à lui, je m’y suis attachée et j’en suis fière. Ce blog m’a permis de fabuleuses rencontres et surprises.  Alors oui, il est possible de trouver mon blog en tapant mon nom et mon prénom sur Google.  Alors oui, c’est moi qui aie (voulu) créé tout cela, j’en suis entièrement responsable et ne regrette rien.Il faut simplement que j’apprenne à apprivoiser l’idée de la connaissance de mon blog par des proches. Je suis devenue cette année beaucoup trop souvent rouge écarlate après la phrase « oh, au fait, je suis allée sur ton blog« . J’ai ressassé beaucoup trop de fois cette phrase.

Alors non, je ne m’arrêterai pas d’écrire ici. Alors non, mon blog ne deviendra plus organisé, plus professionnel parce que j’ai décidé de travailler dans le Web. On peut travailler dans le Web et « avoir un blog de fille » (et d’autres passions que des geekeries !).  Ceci n’est pas un blog professionnel et n’en deviendra jamais un.  Cela étant dit, je n’en ai pas honte, et si je ne m’en vante pas, je ne le cache pas non plus à outrance.

J’ai trouvé un super stage où je n’aurais certainement pas pensé à postuler sans mon blog et dans le domaine de la blogosphère féminine. Je suis ravie car je vais pouvoir allier deux choses qui me tiennent particulièrement à cœur. Si un jour, j’ai la chance de travailler – grâce à mon blog, ou non – dans un milieu féminin et poétique, bien sûr que je ne refuserais pas. Pour autant, ce n’est pas la seule solution envisagée et ce n’est pas non plus le le but de ce blog. Cela reste avant tout de partager avec vous des bidules des choses des étincelles qui me tiennent à cœur.

 

 

Et vous, votre amoureux, vos proches, vos collègues connaissent-ils l’existence de votre blog ?

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De douces fêtes, 22 décembre 2010

Les vacances sont là. Je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles ces derniers temps. J’espère que vous allez bien, que les fêtes de fin d’année vous émerveillent, rendent votre quotidien plus doux. Je vous souhaite de bonnes fêtes et beaucoup de douceur. Un article avec des nouvelles en vrac gribouillé dans le train.

Dans le train Poitiers – Toulouse

Les vacances sont arrivées.

Les jours glissent. Au départ, je comptais les semaines de cours depuis la rentrée, et les jours qui me séparaient d’un retour à Toulouse. Peu à peu, j’ai arrêté et je me suis laissée emporter. On était alors fin octobre. Puis, tout est passé très vite. Poitiers est une jolie ville. Le Master est prenant et passionnant. Les cours de FLE ne le sont pas moins. J’ai apprivoisé les rues, les restaurants. Les bars et les cafés. J’ai accroché des cadres sur les murs blancs. J’ai visité cette nouvelle ville. J’ai pris des photographies. J’ai appris, beaucoup. J’ai douté, comme toujours. Il y a eu des larmes, des écritures et des qui vivra verra. Le temps s’est accéléré. On était alors fin novembre. C’était déjà le moment de rendre les premiers devoirs et dossiers. Il a fallu courir un peu. Il a fallu parfois se forcer à ne pas s’endormir trop tôt et avancer le réveil. Il a fallu dire « non » pour des petits boulots, des soirées. Il a fallu penser à reprendre son souffle, à apprendre à penser à soi et à dire « non » encore et encore. Tout a continué en s’accélérant. On est alors fin décembre. Vendredi dernier, je me suis promis de ne pas ouvrir un livre, un cahier durant trois journées. Je voulais une pause, une vraie. Alors, ce fut Paris sous la neige. Ce fut les marché de Noël, le vin chaud à la cannelle et les repas qui s’allongeaient. C’était doux et réconfortant.

Maintenant et à nouveau, il y a la recherche de stage souligné en rouge sur le moleskine. Il y a Paris avec des points d’interrogation et des « peut-être ». Lundi, j’ai eu deux entretiens, mes deux premiers vrais entretiens. Et comme toujours, cette peur qui me paralyse. Ce manque de confiance qui m’empêche de m’exprimer comme je le voudrais, qui m’empêche même de réfléchir, et qui fait que mes mots ne parviennent pas à sortir, à former des phrases. Alors, je m’en veux cruellement et les pensées se cognent au crâne. Il va falloir continuer à chercher, à fouiller, à envoyer des lettres, et à angoisser pour les futurs entretiens. J’ai cette impression de me décrédibiliser, de n’être alors plus que l’ombre de moi-même. Il faut apprendre à relativiser, il le faut. Il y a aussi les examens qui débuteront le 3 et qui promettent des heures de révisions, ce cours de langue qui doit commencer début janvier et que je n’ai pas encore trouvé. Il y a des poignées de bidules à faire, à modeler pour que tout se passe bien, pour ne pas se laisser happer par l’angoisse.

Et puis bien sûr, il y a Noël et les retrouvailles avec la famille. Il y a le sapin et toutes les décorations de Noël qui illuminent le salon. Il y a les nuits qui s’allongent et cette tendance si agréable si douce à oublier tous les petits soucis lors de ses fêtes.

Et vous, votre bilan de ce premier semestre ?

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Rentrée Master Pro, 26 septembre 2010

Je vais bien, comme une étincelle.

J’ai des morceaux de nuages accrochés sous mes ballerines depuis le début de la semaine. Lundi, la peur m’a éclaboussée et je ne l’ai pas revue de la semaine. La rentrée a été aussi douce qu’une crème à la noix de coco. Je suis contente et mille fois rassurée. Les cours sont intéressants, actuels, et motivants. Les projets de groupe sont déjà ouverts et laissent la place à mille rêves. C’est une nouvelle parenthèse colorée qui s’ouvre.

La motivation et l’implication des professeurs, l’intitulé prometteur de mes futurs cours, l’environnement, la petite classe, mes premiers cours, tout ça, tout ça, c’est un énorme tourbillon qui me fait bouillonner de l’intérieur. Je m’y sens déjà bien dans ce master. J’ai l’impression que des poignées de chemins s’ouvrent devant moi. Je n’ai qu’à courir et déguster toutes les choses sucrées et jolies. Tout me semble si intéressant, si pétillant.

C’est une nouvelle vie avec une perspective d’avenir plutôt jolie, de grande’enfant. Le poids de l’incertitude se décolle de mon estomac. Bientôt il va s’envoler, c’est sûr. Bientôt, j’arrêterais de me mordiller les bouts des lèvres en pensant à demain. Je me sens si bien ces temps-ci.

Vous voulez bien me raconter votre rentrée, dites ?

Les images sont encore des photographies du bâtiment où j’ai cours. Je verrais un article dessus, tout bientôt.

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Recrutement Acadomia, 8 septembre 2010

Edit : Je donne des cours particuliers depuis le lycée plus ou moins régulièrement. Je me fais payer en chèque emploi-service, et j’ai toujours été relativement contre le principe d’Acadomia à cause de l’impression persistante que ces entreprises gagnent un peu trop d’argent sur le travail des professeurs mais aussi des parents. Quoi qu’il en soit, je viens de déménager et en ce moment, je n’ai pas vraiment le temps de chercher par moi-même des nouveaux élèves et j’ai pensé qu’Acadomia pourrait (peut-être ?) être une bonne alternative d’où ma candidature chez eux et le témoignage ci-dessous.

Hier 14 heures 30, je me rendais au bureau Acadomia pour une formation et un second entretien. Un peu stressée, je me demandais à quelle sauce allait me manger cette entreprise de soutien scolaire !

Je pousse la porte d’Acadomia. On me fait entrer dans un bureau où se trouve déjà un peu moins de dix futurs enseignants. Ils ont tous une allure très sérieuse et semblent avoir mon âge (entre 20 et 25 ans). On est bien dans un recrutement. L’ambiance est assez pesante. L’homme de l’entrée et que j’avais vu hier arrive après quelques minutes d’attente. Ils nous expliquent qu’il est  le directeur d’Acadomia de la région et que la formatrice ne viendra pas à cause des grèves. C’est donc lui qui va prendre le relais pour la formation express d’Acadomia.

Le soutien scolaire par Acadomia

Après une brève explication historique de la société Acadomia, l’homme nous demande de nous présenter à tour de rôle. Je suppute que certains des candidats ont trouvé la vocation de devenir prof en poussant la porte d’entrée d’Acadomia ou alors on a vraiment affaire à des passionnés. Quoi qu’il en soit, je suppose que cela fait toujours mieux lors d’un recrutement pour une entreprise du soutien scolaire de vouloir devenir prof. Ils nous demandent ensuite « pourquoi » nous sommes là. C’est l’explosion des termes « passion », « échange », « amour du savoir », « amour du partage ». Les candidats ne semblent pas intéressés par l’argent (il faudrait penser au bénévolat !). Une candidate ose timidement dire que cela l’aiderait tout de même pour le financement de ses études. Le recruteur reprend qu’il n’y a pas de honte à voir, qu’il voulait montrer l’éclectisme des professeurs. Les autres candidats semblent alors être d’accord et confirme ce point. Pour le coup, il n’y a plus trop de diversité !

On est bien dans un recrutement et tous les mots semblent pesés et triés.

Les méthodes de travail de Chez Acadomia

On passe à la formation Acadomia en tant que telle ! Le formateur improvisé nous explique le fonctionnement d’Acadomia point par point. Il commence par définir et analyser le notion « soutien scolaire ». Il met en avant la méthode, l’analyse et le besoin souvent de faire retrouver une certaine confiance à l’élève.

Il divise alors les élèves en trois grands groupes. L’élève qui ne travaille pas ou plutôt qui ne sait pas travailler (c’est jamais de sa faute, le pauvre !). L’élève qui vise l’excellence. L’élève qui n’a pas confiance ni en lui ni en la matière et dont on se doit de lui faire retrouver le goût. On doit créer avec l’élève une approche totalement opposée aux systèmes scolaires. Acadomia est alors vu comme un approche alternative et novatrice. C’est beau !

A partir de ce constat, il nous explique en détail les méthodes d’Acadomia. Chaque élève a un suivi détaillé par Acadomia. Avant le premier cours, il réalise une évaluation de deux heures. Un professeur d’Acadomia la corrige, la synthétise et nous la dévoile avant de donner le premier cours. Cela permet de savoir par où commencer et établir une méthode.

Les professeurs doivent préparer bien sûr le cours en avance en fonction de cette évaluation. Lors du premier cours, le professeur doit remplir le « cahier du premier cours » avec les dernière notes, les impressions sur l’atmosphère de travail, la tenue des cahiers ; remplir le « cahier de suivi » où à la fin de chaque séance il synthétisera le travail fait. Ce cahier sera alors signé par l’élève et le professeur. Lors du premier cours, un contrat sera aussi signé. Les professeurs sont en CDD d’une heure renouvelable (oui, ça existe ! ). Et dans tout ça, on travaille quand ? En somme, tout est très cadré chez Acadomia et est fait pour rassurer, il me semble, à la fois les parents et les professeurs. Un élève ne peut pas dire « j’ai eu une mauvaise note parce qu’on ne l’a pas pas vu avec le professeur particulier » puisque tout est noté. A partir du  moment où le professeur fait bien son boulot, il ne devrait y avoir aucun soucis. Il nous est demandé  aussi de laisser des devoirs systématiquement à l’élève.

A la fin du cours, le professeur doit appeler Acadomia afin de faire un bilan de ce premier cours. Une personne d’Acadomia appellera ensuite les parents afin de vérifier nos propos. Le professeur doit ensuite retranscrire ce qu’il a noté sur le « cahier du premier cours » ainsi que sur « le cahier du suivi » en ligne. Au final, cela fait beaucoup de papier pour une seule heure de cours !

La formation était plus une explication de la façon dont fonctionne Acadomia.

Une heure et demie plus tard, le formateur d’Acadomia nous distribue un livret avec le contrat, les pièces à fournir et les tarifs (ah, on les entendait !).  On doit prendre rendez-vous avec la (vraie) formatrice afin de fixer les matières que l’on pourra enseigner et nos disponibilités. Je n’ai pas encore mon emploi du temps et s’il n’est pas fixe, je pourrais difficilement donner des cours par Acadomia. Ils demandent, et c’est normal, des disponibilités fixes au semestre.

Les tarifs Acadomia

Pour les tarifs, ils sont assez bas si je les compare aux cours que je donne sans intermédiaire. On peut même diviser le tarif par deux. Cela me permet toutefois de ne pas avoir à chercher et à déposer de petites annonces. Travailler chez Acadomia permet aussi d’avoir une référence pour la suite qui n’est pas négligeable.

Un cours en primaire et sur la ville de Poitiers est payé 10 euros, un cours pour un terminale est payé 12 euros. Si l’on envisage de donner un cours à plus de 55 kilomètres, on sera payé 5 euros de plus. Voilà !

La suite lorsque j’aurais mon emploi du temps donc !

Et vous, vous avez déjà donné des cours par Acadomia ou pris des cours ?

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