Vie de Miettes

Trois petits doutes, et puis s’en vont. 19 juin 2010

Une absence soudaine, une ritournelle.

J’ai beaucoup de mal à me concentrer sur ce dernier travail. J’angoisse de ne pas y parvenir et pour trop d’autres choses. Je n’efface plus que je n’écris. Je vais bien. Il pleut un peu trop fort et le ciel est un peu trop gris. J’ai envie enfin de finir la décoration d’ici alors qu’on devra déménager à nouveau dans quelques semaines. Je me sens minuscule.

Changer d’université, recommencer à avoir la trouille au creux du ventre, dans le fond c’est la même chose, les mêmes sensations que lorsque j’entrais au CP.

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Note de dimanche soir, 23 mai 2010

Je sais déjà que demain le réveil ne sonnera pas et cela me fait sourire. Dans une semaine, je serai dans la voiture pour Poitiers. Mon estomac se serre déjà. J’ai si peur, tu sais.

A 13 heures, j’ai fini de lire Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Foer. Cela faisait une éternité que je voulais le lire après l’avoir aperçu ici et . Je l’avais trouvé dans une librairie lorsque je ne l’attendais plus. C’est une jolie histoire mais comme toujours lorsque j’en attends tellement, je suis un peu déçue.  Puis, je n’aime pas les traductions, c’est comme ça. Il manque la spontanéité de la langue, sa musicalité. J’ai dévoré Un soir au club de Christian Gailly dans l’après-midi avant de m’assoupir.

Autrement dit, je n’ai rien fait de cette journée, si ce n’est lire, boire du vin, et faire le chat dans le lit. Ces journées qui s’étirent sont d’une douceur infinie.

Il ne fait pas encore nuit, et l’envie de mettre le bout de mon nez dehors est enfin là. On va aller pique-niquer, puis on ira peut-être au cinéma.

Ce soir le ciel semble me sourire, je me sens incroyablement légère.

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Une semaine tout en couleur, 10 mai 2010

La semaine fut jolie. Sur le moleskine, j’ai coloré mercredi, jeudi, et vendredi d’une couleur différente.  Ces trois journées furent une parenthèse de douceur au milieu de l’angoisse de l’avenir. J’ai si peur, tu sais.

Le théâtre, le les restaurants, la galerie photographique, le salon de thé, tout s’est enchainé.  Ce sont des merveilles du quotidien, des sourires entre les feuilles de révisions. J’aime ces tempêtes d’instant.  J’ai si peur, tu sais. Le jardin japonais ne m’avait jamais semblé si apaisant. Mercredi soir, les Marguaritas frappées nous attendaient au bar mexicain. Puis le restaurant africain comme toujours fut délicieux. J’aime l’atmosphère de ce lieu. Tout est fait pour qu’on s’y sente bien. Les cocktails aux saveurs d’ailleurs, le décor, la musique de fond, les serveurs sont en harmonie avec le lieu. La soirée s’est écoulée en douceur. La séance de cinéma ne nous aura pas attendu  tout comme la visite guidée le lendemain.

Vendredi soir, j’ai dansé pour la première fois depuis des années. C’était du tango. Le premier cours n’est jamais simple. Il y avait des petits poids dans mon ventre qui rendaient chacun de mes mouvements indélicats. L’appréhension m’empêchaient d’écouter la musique et de  sentir mon corps. J’étais en dehors de lui.  J’étais spectatrice. Mon corps était là,  seul au milieu de la piste. Peu à peu, je me suis approchée, apprivoisée. Ce n’est pas simple après des années d’ignorance de s’entendre à nouveau et de se rendre compte de l’abandon, de ses dégâts. Depuis, je lis Tango et je crois avoir vraiment envie de poursuivre cette re-découverte.

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23 avril 2010

 (Merci, merci, merci ; à croire que je n’ai que ce mot-là à la bouche en ce moment  ) 
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