Vie de Miettes

Te quiero Barcelona … 22 février 2010

Le ciel bleu, le réveil anormalement tôt pour un samedi, le paysage qui défile et évolue sous nos yeux, les discussions en espagnol, j’aime les weekends qui commencent de cette façon-là: direction Barcelona !

Je ne me lasse pas de cette ville moderniste, de nos balades le long des Ramblas, d’un bain de soleil au Parc Guëll, de la vue de la Sagrada Familia. Les oeuvres de Gaudí me fascinent et m’absorbent. Elles ont une âme, sont uniques.
J’ai visité pour la première fois la Casa Batlló dimanche.

J’étais passée déjà plusieurs fois devant cette maison à la façade si colorée. J’avais pourtant décidé de repousser la visite. Je voulais lui dédier une journée, un voyage spécial. Chaque oeuvre de Gaudí  est comme une révélation, une découverte à la fois magique et troublante.
Je veux garder du mystère autours de ces créations, ne pas tout découvrir en quelques journées sans avoir le temps de réellement apprécier son travail.

Puis, c’est aussi l’occasion de retourner à Barcelone régulièrement et de profiter de la ville.

Cette maison est fascinante. Dès le seuil de cette casa, vous pénétrez dans un autre monde. Les couleurs et les formes rappellent le monde aquatique. Les matériaux se mélangent. Chaque détail est infiniment travaillé. Les rampes des escaliers, les terrasses époustouflantes, les cheminées ondulées, le puits de lumière, les fenêtres, le plafond magique, tout est conçu tant afin de vous émerveiller qu’en vue d’un usage pratique.

Gaudí parvient à concilier la raison utile et pratique avec son génie, sa folie créative. Je crois que c’est ce point particulier qui me fascine chez cet architecte. Le coté rationnel et passionnel font corps. Les artistes sont souvent incapables de penser l’utile, et hélas, les grands génies rationalistes parviennent rarement à insuffler une touche poétique dans leurs créations. La plupart du temps, les uns et les autres n’en voient d’ailleurs pas l’intérêt et considèrent souvent un aspect supérieur.
Chez notre artiste, ils sont profondément liés. Son travail esthétique et utile sur la lumière n’est qu’un exemple de son génie.

Il est essentiel pour moi de lier le corps avec l’esprit, le superficiel avec l’intellectuel. On dit souvent que le corps est la maison de l’âme alors la casa devient elle-même la maison du corps. Il est nécessaire de se sentir en harmonie avec sa propre nature dans le lieu où l’on vit, où l’on évolue ; Gaudí l’avait bien compris.

Prochaine visite à Barcelone:la Casa Milà.

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Barcelone en images, 4 5 novembre 2009

Les dernières photographies de Barcelone,

( pour le moment )

Je vais chez les amigos italianos manger des pizzas faites maisons,

et plein d’autres choses italiennes très bonnes dans une poignée de minutes.

Et boire, boire et encore boire des cocktails espagnols. Parce qu’on est quand même en Espagne ici.

Là-bas, on se croirait un peu en Italie. C’est l’appartement qui chante.

On pourrait presque dire que c’est une annexe de l’Italie en Espagne.

Si vous vous amusez à compter le nombre de fois où j’ai écrit en cinq lignes « Espagne » et « Italie », vous pourrez dire, à juste titre, que mon texte est très répétitif.

Sur ce, je vais enfiler une jolie robe, et mettre du mascara.

Pas de doute là-dessus, je suis bien une fille.

Lalala, que viva la noche, lalala.

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Barcelone en images, 3 5 novembre 2009

Elle efface toutes les images

Elle éblouit l’amour et ses ombres rétives

Elle aime – elle aime à s’oublier.

(Eluard)

La ribambelle d’images de Barcelone continue.

Par poignées et en vrac comme toujours.

Colorée aussi.

La fin de semaine est là, et je n’ai encore rien de prévu.

Jean d’Ormesson prône la paresse et l’ennuie comme source d’inspiration. Moi, j’ai plutôt l’impression qu’elle me tue. A petit feu, tout doucement.

Rigoureusement.

Qui sait ? J’en ferais peut-être un chef d’œuvre.

« J’écrirais volontiers un éloge de la paresse et de l’ennui. La paresse, rien de plus clair, est la mère des chefs-d’œuvre. [...] L’ennui est la marque en creux du talent, le tâtonnement du génie. »

Jean d’Ormesson, Qu’ai-je donc fait ?

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Barcelone en images, 2 4 novembre 2009

Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin

Je te cherche par-delà l’attente

Par-delà moi-même

Et je ne sais plus tant je t’aime

Lequel de nous deux est absent.

Paul Eluard

J’ai arraché ce bout de poème ici.

Les photographies sont en vrac. Éparpillées.

Un peu comme mes souvenirs.

J’ai aimé Barcelone comme tout. J’avais peur d’être déçue, comme un film dont vous en attendriez trop. Et puis, non. C’était tout simplement sublime. Il y a des villes, des images, des paysages qui vous bousculent, vous laissent sans voix. Barcelone fait parti de ces villes.

J’aime l’ atmosphère qui se dégage de ses rues colorées.

Je voudrais bien écrire plus, décrire plus mais les mots me manquent.

Peut-être plus tard. Allez-y, allez-y !

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