Vie de Miettes

Venise partie 5: le théâtre de la Fenice 25 mars 2010

La Fenice
Cet article sera la dernier de la série «Venise». Je voulais vous parler du théâtre de Venise, la Fenice, pour clore ce joli voyage vénitien.
Cet opéra m’a ébloui. On se baladait dans les petites ruelles de l’île lorsqu’on s’est trouvé par hasard face à ce joli bâtiment. Ni une, ni deux, j’ai embarqué Anthony à l’intérieur !
L’architecture est très rococo, c’est vrai mais sans jamais tomber dans le grotesque. Ici, on est dans le merveilleux. C’est le bâtiment qui m’a le plus émerveillée à Venise. Le palais des doges et la basilique Saint Marc étaient impressionnants mais ils ne m’ont pas fascinée autant.
Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photographies de la salle où ont lieu les opéras.  Vous ne pourrez alors que me croire sur paroles lorsque je vous dirais que c’est un lieu magnifique que vous ne pourrez oublier.
La Fenice
La Fenice est majestueuse. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut connaitre son histoire spectaculaire.
Le théâtre fut détruit trois fois par les flammes. Et à chaque fois, il  renaquit de ses cendres quelques années après. La première catastrophe a eu lieu en 1773. Il fut reconstruit à l’identique cinq ans après. Il subira à nouveau un incendie en 1846 et sera à nouveau reconstruit une poignée d’années plus tard.
En 1996, il fut brûlé à nouveau à cause d’un incendie criminel. Il rouvrit ses portes en 2003. La Fenice est bien un phénix qui renait de ses cendres après toute tragédie.
J’ai aimé cette histoire paraissant sortir tout droit d’un conte de fée. Cela donne une puissance au lieu, une beauté tragique et merveilleuse. C’est une jolie histoire qui se finit bien.
C’est un lieu à visiter, à ressentir avant tout. Il y a beaucoup plus à ressentir qu’à écrire:  c’est beau, c’est beau, c’est si beau voilà tout. 
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Venise, Partie 4: Burano et Murano 20 mars 2010

Burano
Venise, c’est aussi ses îles qui l’entourent. Nous en avons visités deux: Burano et Murano.
Pour joindre ces îles, il suffit de prendre le Vaporetto. Le voyage est déjà toute une histoire. Le vaporetto longera l’impressionnante île de San Michele, le cimetière de Venise. Vous ressentirez alors l’atmosphère particulière et solennelle qu’insuffle cette île. Quelques minutes plus tard, vous verrez apparaitre à l’horizon Murano. Si vous décidez de rester un peu plus longtemps à bord du vaporetto, vous atteindrez enfin Burano, l’île au mille et une couleurs.
Burano
J’ai beaucoup aimé me promener dans cette minuscule île. Je dois l’avouer moins pour sa dentelle que pour ses maisons toutes plus colorées les unes que les autres.
C’était une journée assez grise et les maisons multicolores parvenaient pourtant à donner un air de printemps et de légèreté à notre balade.  Ce fut une promenade très gaie. Les volets entourés de blanc, les maisons étroites et accolés, les couleurs vives, les fleurs, les boutiques artisanales rendent Burano attachante. Les petits détails parsemés par les habitants au fil des rues donnent l’impression d’être dans un conte enchanté.
Je n’ai malheureusement pas pu visiter le musée de la dentelle qui était fermé lors de notre voyage ( et ce encore pour quelques mois ! ). Je ne pourrais donc pas vous en écrire plus à ce sujet.
La seconde île que nous avons visité est Murano. Elle est spécialisée dans le verre. Il est vrai que Murano semble un peu triste si on la compare à Burano. Ici, pas de feux d’artifice de couleurs ! Les rues ne ressemblent pas à des arc-en-ciels tangibles. Par contre, les verres sont magnifiques et parfaits. Le musée du Verre  permet de mieux comprendre son importance et d’appréhender celui-ci comme un art majeur et unique. J’ai aimé découvrir l’histoire de cette île autant par ce musée que par les artisans qui vivent encore de cet art.
Regarder ces pièces de verre est un petit trésor. Je suis restée bouche-bée devant les bijoux. Le verre parait alors une matière si précieuse, fragile et forte à la fois. Il y a un silence admiratif qui règne à  Murano lorsque vous vous approchez des ateliers de fabrication de verres et des salles d’expositions. C’est un travail qui nécessite des doigts de fée et beaucoup beaucoup de patience. Lorsque vous levez la tête et que vous voyez ces lustres si imposants au dessus de vous, vous comprenez que cet art est avant tout un véritable spectacle pour les yeux.
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Venise – Paris 25 février 2010

Venise - Paris
Venise – Paris 2010
Ces deux portraits me rappellent la douceur de nos vacances. Le ciel est à nouveau gris et le froid se glisse sous la peau. Le mardi, mercredi, et jeudi, je donnerai des cours particuliers à deux enfants, ce n’est pas beaucoup mais j’en souris déjà.
J’attends un mail depuis mardi, un sujet d’examen. Il y a dix minutes, j’ai envoyé un message pour la prévenir à nouveau que je ne l’ai pas reçu. Je confirme, l’organisation de l’université espagnole n’a rien à envier à la notre.
J’aimerais trouver un travail. Je me sens un peu (beaucoup !) inutile en ce moment et mon moral chute.
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Venise, partie 3: la nourriture italienne 23 février 2010

Le café Florian
Le café Florian

Venise, c’est aussi une nourriture merveilleuse. Quelques semaines avant de partir, j’ai lu Mange, Prie, Aime d’Elizabeth Gilbert dans le train pour aller à Valencia. Ce livre m’a laissé une image de l’Italie gustative suave, m’a donné envie de croquer, savourer, déguster Venise par ses plats.

J’y suis arrivée avec l’idée en tête que mon palais allait découvrir des goûts merveilleux et jusqu’à lors inconnus. Je n’ai pas été déçue tant qualitativement que quantitativement. Alors bien sur, si vous faites attention à votre silhouette, n’allez pas en Italie ou oubliez-la le temps d’une semaine. Les italiens mangent, ils ne grignotent pas.

Le repas se déroule en cinq étapes principales, six si l’on rajoute le caffè. La première est l’antipasti qui est là pour vous ouvrir l’appétit. C’est l’hors-d’oeuvre. Une fois ce plat fini, on vous sert il primo piatto. Il est en général constitué d’une grande ( selon eux, «petite», selon moi énorme !) assiette de pâtes, pâtes toujours délicieuses et surprenantes. On vous apporte ensuite il secondo piatto dès l’instant où vous avez fini le premier.

Il n’est pas question de faire une pause. Le second plat est de la viande ou du poisson. Il est possible, et tous les italiens le font, de prendre i contorni, des légumes ou des féculents dans une assiette séparée. Une fois tout cela fini, c’est l’heure du dolce puis du fameux caffè italien.

En éliminant l’antipasti, je commençais sérieusement à ne plus avoir faim dès le premier plat. Les italiens mangent une énorme part de pâtes comme nous mangeons du pain. Mon petit estomac, le pauvre, avait un peu de mal.

Alors j’avais toujours un énorme dilemme : finir les pâtes délicieuses et oublier le second plat, ou laisser la moitié de mes pâtes – avec regret –  et savourer le second plat. C’est dur la vie de touriste en Italie !

A Venise, j’ai découvert le plaisir de manger des pâtes et des pizzas. Je ne sais pas si c’était l’effet du bonheur d’être à Venise avec mon amoureux ou si la nourriture était vraiment exceptionnelle. J’ai mangé des pâtes et pizzas qui se rapprochaient du divin. Non, je n’exagère rien. Les pâtes étaient moelleuses, tendres, al dente, parfaites. J’ai aussi mangé pour la première fois des plats italiens délicieux comme le fegato de veau à la vénitienne, il fritto misto – friture de plusieurs fruits de mer -.

Quand je suis rentrée en France, j’ai acheté des pâtes fraiches, chose que je n’avais jamais faite, afin de retrouver ce goût associé à Venise. Elles n’étaient pas mauvaises mais la magie divine s’était envolée.

Il y aussi l’autre versant des restaurants, « les restaurants à touristes ». Avec Anthony, on essaie toujours les restaurants au petit bonheur la chance: pas de guides, pas de conseils !
On tente, on goûte, on juge. Alors parfois on est chanceux, parfois pas. Un soir d’ailleurs, nous avons mangé dans un restaurant odieux tant par le service que par la nourriture, et avec une addition avoisinant les cent euros. De la nourriture froide, des serveurs acerbes et pressés – 11% de la note finale était pour le service ! – , des plats congelés, un vin immonde et onéreux … nous a permis de conclure que c’était vraiment ça, un restaurant à touriste.
Alors n’allez pas au Poggio.

Nous nous sommes aussi rendus, au Café Florian. C’est le plus ancien café de Venise et il se situe sur la place Saint Marc. Si vous vous allez à Venise, allez-y ! Le décors est magnifique, la vue sur la place Saint Marc unique, les chocolats chauds divins. Vous y serez servi comme des rois. L’accueil est agréable et les fauteuils si confortables que vous n’aurez plus qu’une seule envie: ne plus reparti !. Les prix sont élevés, c’est vrai. On a payé un peu plus de vingt euros pour un capucino et un chocolat chaud. On ne vient pas tous les jours à Venise après tout, alors autant en profiter.

Un restaurant à vous conseiller ? Sans hésiter, La TratorriA da Gigio. Les plats sont vraiment très bons, l’accueil simple et chaleur, et les prix très corrects. On a mangé dans ce restaurant pour notre premier et dernier repas à Venise. Les plats nous ont surpris et ravi à chaque fois.

TrattoriA di Gigio,
Campo S. Leonardo, 1594
Venezia

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