Venise est souvent perçue comme la ville de l’amour et de passion. Alors mythe ou réalité ? Venise est avant tout une ville agréable et pleine de charme. Le coté commercial/romantique n’est pas présent comme j’aurais pu le craindre. Je n’ai vu aucune boutique déborder de coeurs ni de restaurants aux chandelles sponsorisés par Cupidon.
Par contre, une chose qui m’a déçue: ce sont les gondoles qui ne sont pas vraiment romantiques comme je pouvais l’imaginer. Les gondolieri ne chantent pas, ne jouent pas de violons, ils rament et rarement avec le sourire ! Elles sont jolies, c’est vrai. Mais, le commerce qu’il y a autour n’a par contre rien de romantique et de joli.
Les gondoliers démarchent dans la rue leurs futurs clients à coup de «Gondola ! Gondola !». Alors si vous tenez la main à votre cher et tendre, vous êtes tout de suite la cible parfaite. C’est un peu énervant d’entendre crier à chaque coin de rue en votre direction « Gondola ! Gondola !». Et, cela donne le résultat inverse espéré : on fuit les gondoliers, on les contourne.
Finalement et comme nous l’avions projeté avant le voyage, nous n’en avons pas fait. Je ne pourrais donc vous en parler que d’un point de vue extérieur. J’ai observé plusieurs gondoles «avec des clients». C’était d’ailleurs plus souvent des familles que des couples. La location de gondole revient à plus de 100 euros de l’heure, et à ce prix-là, il faut bien choisir son gondolier et sa gondole. La chose qui doit paraitre énervant, j’imagine, est toutes les personnes qui vous regardent, prennent en photographie pendant votre escapade censée être romantique, magique et discrète.
Si Venise est romantique, c’est par sa structure profonde, par ses canaux, ses ruelles, son atmosphère. Elle déborde de sentiments. Elle soupire et enivre. Ce sont ses paysages fragiles et uniques, ses couleurs, ses ponts, sa délicatesse qui soulèvent des battements de coeur aux amoureux du monde entier.
J’aime Venise pour ce sentiment d’éphémère éternité qu’elle inspire, pour cet équilibre fragile qui tend vers la perfection. N’est-ce pas cela l’amour un sentiment qui transporte, qui vous rend à la fois si vulnérable et si fort ? A Venise, je me suis sentie à fleur de peau, fragile comme une enfant que l’on doit protégé, féminine et sensuelle. J’avais l’impression d’être douce, jolie et unique. Cette île exacerbe notre sensibilité. Son atmosphère s’infiltre sous notre peau au fil de nos promenades.
Rédigé le 19 février 2010 par Vie de Miettes
Catégorie : Venise
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