La vie, c’est des vacances ?


 

Quand je suis ailleurs qu’à Toulouse, j’ai l’habitude de mettre le réveil un peu plus tôt. Je suis ailleurs. Je suis au soleil à la mer à la montagne mais je ne suis pas en vacances. Ou alors si, mais la vie, c’est des vacances ? C’est sûrement la phrase que je répète le plus à mes clients. Je suis là. Je suis tout à côté. Je vous tiens la main. Je suis à Malte, Singapour, Bangkok et j’ai mon ordinateur-doudou à côté de moi. Je suis connectée.

Quand je suis ailleurs qu’à Toulouse, souvent, je sors l’ordinateur et je commencer à travailler alors que le jour est encore endormi. Il fait mi-nuit, mi-jour. C’est heure bleue. Je me confectionne des habitudes éphémères. Je me tisse un bureau de pacotille dans une chambre d’hôtel, sur la terrasse d’un toit d’un immeuble, dans un café animé. Je bois un thé en observant le ciel devenir, tour à tout, rose jaune orange.

 
 


 

Dans ces moments-là, je suis seule et incroyablement vivante. C’est le silence avant le jour. C’est la parenthèse heureuse de éveillés. Je travaille jusqu’à quatorze heures, parfois un peu plus tard. Je travaille avec l’énergie et le sourire de la promesse d’une belle journée. Je travaille et je souris. Ou l’inverse, je ne sais plus très bien.

En début d’après-midi, on rejoindra la capitale de Malte, La Valette, et j’ai drôlement hâte d’ouvrir les yeux, de dire, c’est beau. De répéter c’est beau. Vers seize heures, on ira se perdre dans ses rues. On ira découvrir la beauté d’une ville encore inconnue. On observera la mer de chaque coin de rue, on s’étonnera de sa beauté. On ira peut-être boire un verre sur la place centrale ou manger des pâtes dans une trattoria italienne. On savourera le soleil du mois de mai sur le peau et on sourira des accents anglais, maltais, italiens et espagnols qui se font écho. On rira de nos bêtises et on se promettra, encore, des voyages au bout du monde.

Vers onze heures, peut-être un peu plus tard, on retrouvera la maison qui donne sur la mer. On ouvrira les fenêtres. On mettra de la musique et on fera chauffer l’eau du thé. Dans le petit salon, j’allumerai l’ordinateur. Je répondrai, le sourire aux lèvres, à quelques mails. J’ajouterai avant de l’envoyer, Des pensées de Malte, ou Regarde comme c’est beau en glissant quelques images. J’aurai le sourire des belles journées collés à mes yeux. J’ouvrirai peut-être Indesign ou Atom. Je tâtonnerai, dessinerai, écrirai. J’aurai des couleurs du sud et des étoiles plein la tête.

Oh la la, la vie est une fête, une fête ensoleillée et colorée.

 
 


 

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Lancer son entreprise : une histoire de confiance en soi


 

Ce qu’il y a de formidable dans mon travail, c’est ce partage de valeurs avec mes clients. Tous, sans exception, partagent les mêmes valeurs que moi et je répète souvent que j’ai une chance folle de travailler avec des personnes qui me ressemblent autant et me donnent leur confiance – je sais qu’il en faut, de la confiance, pour laisser son bébé entreprise entre les mains d’une autre personne.

Avec mes clients, notre histoire est finalement souvent proche. On jongle entre la technicité de notre travail, la volonté de bien faire et cette recherche centrale de sens et d’authenticité. Je n’ai jamais à me battre avec mes clients : aucun de mes clients ne m’a jamais proposé de me payer en échange de visibilité, a oublié de me payer ou a manqué de respect à mon travail. Cela me semble souvent dingue quand j’entends des freelances me raconter leur quotidien et je serre fort ma chance.

Je n’ai jamais eu à justifier non plus mes tarifs et aucun de mes clients – ou prospects – ne m’a dit que j’étais trop chère et à essayer de brader mon temps. Je crois que l’on porte en commun cette sincérité et cette envie d’avoir une vie simple, juste et qui place l’humain au centre. Je suis respectueuse et mes clients le sont aussi. Je crois aussi que les personnes qui décident de travailler avec moi – je n’ai jamais fait de prospection et je ne saurai définitivement pas en faire – ne décident pas de me contacter par hasard.

Et si bien sûr, s’ils font appel à moi en partie pour mes qualités professionnelles ; la part d’humain reste, je crois, centrale. Comme eux, et à leur coté, j’essaie de travailler de la manière la plus juste, bienveillante et sincère. Je ne suis ni dure ni froide. Je ne cache ni ma sensibilité ni mes émotions. Et, je suis persuadée que l’on peut travailler, avec passion et bonne humeur, tout en étant exigeant et professionnel.

 

 


 

J’ai besoin d’avoir un travail-passion qui me colle au cœur et qui m’anime. Je ne sais pas vendre ni travailler sur un projet dans lequel je ne crois pas sincèrement. Je crois en l’authenticité et en la passion. Depuis que j’ai créé mon entreprise il y a quatre ans, le fil conducteur de tous mes projets reste cette recherche de sens. Bien sûr, j’ai grandi, j’ai affiné mes prestations, je sais un peu mieux ce que je souhaite faire, ce que je sais faire et de la façon dont je souhaite le faire. J’ai aussi trouvé, tout doucement, un équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle. J’ai appris à me détacher, sans culpabiliser, de mon travail.

Mais, ce qui reste, depuis le lancement et pour tous mes clients, est cette nécessité de comprendre pourquoi la personne a décidé de se lancer et ce qui la meut, ce qui la rend heureuse au quotidien. C’est le point de départ de chacun de mes projets et c’est ça que j’essaie ensuite de mettre au cœur des communications que l’on imagine ensemble.

Si mon travail consiste à mettre une image et des mots sur un créateur ou une entreprise, à donner une forme concrète, tangible, à une idée ; j’essaie toujours d’accompagner mes clients de manière plus globale, de les guider pour prendre conscience de la richesse de leur histoire et de leur projet.

 


 

Je crois que l’on ne lance jamais son entreprise par hasard et que c’est souvent une décision complexe et difficile à prendre. C’est se séparer d’une certaine forme de sécurité et donner beaucoup de soi et de son temps à un projet dans lequel on croit. On vit, respire, mange pour son entreprise. C’est un bébé que l’on couve et que l’on veille en espérant qu’il prenne la forme souhaitée. Il faut l’aimer, très fort.

Je crois aussi qu’il est nécessaire que notre entreprise fasse corps avec nos valeurs profondes. Qu’il est essentiel de croire en son projet. Si on croit pas en son entreprise – et plus largement en soi et en sa faculté à la faire naitre -,  et que l’on essaie de (se) gommer, cela me semble bien sûr un peu triste mais cela me parait surtout souvent dommage d’un point de vue plus commercial et stratégique. Je crois que l’on excelle quand on vend ce en quoi en croit, quand on se sent réellement à sa place.

 


Je n’ai jamais vraiment eu l’impression d’avoir de la concurrence – c’est une question que l’on me pose régulièrement et à laquelle je ne sais pas vraiment répondre – parce qu’au delà de vendre une prestation, je propose ma sensibilité, mes valeurs et mon regard. J’essaie de travailler de la façon qui me semble la plus juste et sincère que cela soit en terme de méthodologie, de tarifs ou de prestations. J’aime prendre le temps de connaitre mes clients, de les écouter. Je ne promets jamais rien que je ne pourrais pas tenir.

Mon objectif est de rendre mes clients un peu plus sûr d’eux, en leur donnant les moyens et outils de communication adaptés. Je refuse systématiquement une communication agressive et que je ne saurai porter. Je préfère toujours une communication sincère et authentique. Si, bien sûr, en terme de résultats immédiats, on peut parfois aller un peu plus vite, je crois que la meilleure façon de fédérer sur le long terme et se démarquer (et en être heureux et un peu fier !) et de créer une communication à son image.

A partir de là, j’ai conscience bien sûr que mon regard et ma façon de travailler correspondront à une toute petite cible, mais, vous savez, ces personnes sont parfaites et les meilleures à mes yeux. Je crois que l’on choisit, mutuellement, de travailler ensemble sur ce pacte implicite.

 

 

 


Avec Emilie, photographe à Toulouse, on a beaucoup discuter de tout ça. Je lui ai répété tout le bien qu’elle m’a apporté de part son regard et ses photographies – toutes les photographies de cet article ont été prises par Emilie. Elle m’a confié le bonheur d’avoir une communication à son image, qui la montre comme elle est. On s’est retrouvé dans ce thème : la confiance en soi.

Un soir, on a imaginé proposer des ateliers où l’on pourrait parler de ce thème-là. Emilie, à travers son travail de photographe, moi dans le cadre d’un accompagnement plus global, sur la façon par exemple de communiquer, de manière juste, avec transparence et pudeur, quand on lance son entreprise ou que l’on recherche un emploi. C’est encore très flou et on rêve beaucoup.

On imagine un lieu où l’on pourrait se retrouver quelques jours et échanger, travailler, avancer ensemble. Je ne sais pas si cela vous parlerait ? Vous nous dites ?

 

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