Oh, le dernier jour à Singapour !


 

Aujourd’hui, c’est le printemps et il fait un grand soleil.

Ce matin, j’ai pris le temps. C’était mon dernier jour entier à Singapour, alors, j’ai décidé de ne pas mettre mon réveil. Et pour la première fois de la semaine, je me suis réveillée à sept heures toute reposée. Alors, j’en ai profité pour prendre un bain et trier les photographies sur l’ordinateur. En fin de matinée, je suis allée dans le quartier chinois. Je voulais retrouver, une dernière fois, l’atmosphère particulière de dimanche dernier et en profiter pour acheter quelques souvenirs de l’île.

Je ne suis pas très souvenirs et j’achète très peu de choses en vacances. A la quantité, je préfère les petites riens symboliques trouvés au fil des rencontres et qui ont une histoire. J’adopte, en revanche, toujours des peluches pour Holly. Une peluche comme un pensée, un petit rien qui dit que je pense à elle du bout du monde. C’est un petit rituel entre elle et moi. Et quand je pousse la porte de mon appartement, quand je rentre, elle m’attend toujours derrière la porte en remuant sa petite queue. Et puis, alors, je sors de mon sac un éléphant, une girafe, un koala, parfois un nounours. Et quand je lui tends, alors, c’est la petite fête. Elle l’attrape et court dans tout l’appartement avec sa petite peluche.

Je ne ramène que très rarement des souvenirs pour moi, mais j’ai dans mon appartements des doudous du bout du monde. Et chaque fois que je les regarde, je souris et voyage à nouveau. Cette fois, j’avais envie de faire une petite exception – même si je n’ai pas oublié Holly. J’ai aussi pensé à vous qui m’accompagnez d’une certaine façon depuis le début de ce voyage, et qui voyagez en quelques sortes à travers mes images et mes mots, et j’ai glissé deux/trois petites choses pour vous dans mon sac. J’ai imaginé une sorte de box que je pourrais vous faire gagner lorsque je rentrerai à Toulouse. J’ai hâte de vous montrer les petites choses glissées et j’espère que cela vous plaira.

 


 

Vers midi, je suis allée déjeuner dans un food truck étoilé, Hong Kong Soya Sauce Chicken Rice & Noodles, toujours dans le quartier chinois. J’étais toute enthousiaste quand j’avais vu qu’il y avait cet étoilé à quelques pas de l’hôtel. J’avais lu, il y a quelques mois, un article du Monde qui en parlait et je m’étais dit que j’aimerais beaucoup y aller un jour. On y trouve du canard, du poulet et du porc accompagnés de pâtes ou de riz. Malgré l’attente, on oublie un peu toutes les personnes autour dès la première bouchée. C’est fondant, croustillant, sucré, salé. C’est délicieux. Ce n’est pas très joli mais, c’est promis, drôlement bon.

Avant de rentrer à l’hôtel, j’en ai profité pour visiter le temple bouddhiste à quelques pas. J’ai déposé mes chaussures à l’entrée de cette maison immense et colorée, glissé un pashmina autour de la taille et pénétré à l’intérieur les yeux grands ouverts. Visiter un temple me glisse toujours quelques étoiles dans les yeux et je suis fascinée par les couleurs et l’atmosphère apaisante et silencieuse qui y règne. Sur le toit, j’ai découvert un minuscule jardin, des orchidées et quelques moulins à prières. Alors, à chaque pas, j’ai essayé de tout retenir. Chaque couleur, chaque statut, chaque dorure, chaque fleur, chaque relique. J’en suis ressortie apaisée et avec l’envie d’essayer, un peu plus sérieusement, la méditation.

Un peu plus tard l’après-midi, je suis retournée dans le quartier d’affaires, j’ai poussé la porte Long Bar du Raffles Hotel et j’ai commandé un Singapore Sling. Vous savez, cet hôtel mythique, créé en hommage au fondateur, Stanford Raffles, de l’île. L’architecture du bâtiment est impressionnante et semble provenir d’un autre monde. On imagine un décor de film d’Anderson. A l’intérieur, on y trouve des objets en cuivre, des éventails géants au plafond et des sièges en rotin d’un autre temps. Au sol, des épluchures de cacahuètes fraichement grignotées par les clients. Ici, c’est une tradition. Le contraste avec l’élégance du lieu est saisissant.

A la table d’à coté, il y a avait une personne qui jouait quelques notes de violon. Je me suis dit que le hasard faisait bien les choses, et que cela faisait un générique de fin parfait de ce séjour à Singapour. Alors, et forcement, j’ai souri.

 

  

 

Ce soir, j’ai encore des dizaines d’images qui défilent. Demain, je prendrai un vol pour Munich, puis Toulouse. A l’aéroport, j’essaierai d’écrire un dernier article pour étirer encore un peu ce voyage entre l’orient et l’occident. Et puis, je pourrais publier peut-être quelques articles un peu plus pratiques pour partager des adresses singapouriennes et vous aider à préparer un voyage à Singapour, cela vous dirait ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi
C'est promis

Singapour, Pulau Ubin et ses serres


 

Ce matin, j’ai rejoint l’ile de Pulau Ubin au nord-est de Singapour. C’est une île préservée où les singapouriens ont l’habitude de se rendre le week-end pour faire du vélo et profiter de la nature. Un petit bateau à l’est de l’île vous y dépose en quelques minutes. Sur place, vous trouverez une poignée de restaurants et de vélos à louer à l’entrée de l’île. On y croise, à l’intérieur, quelques habitations et une végétation préservée. Certaines sont encore habitées et semblent appartenir à un autre temps.

J’ai loué un vélo et je suis partie le nez au vent faire le tour de l’île. Sur la route, j’ai croisé des familles, des groupes venant faire du sport, et même des singes. Et si j’avais vu plusieurs panneaux en indiquant leur présence, lorsque je les ai croisés, j’avais l’impression d’avoir cinq ans. J’en ai même oublié de les photographier.

A Pulau Ubin, on a l’impression d’être dans un village ancien et cela sent bon le temps retrouvé.

 

 


 

Un peu plus tard, j’ai rejoint les serres de Singapour. J’avais beaucoup entendu parler de Gardens by the Bay et j’avais hâte de les voir de propres yeux ces arbres-fleurs électroniques géants et les deux serres. Et, c’est encore plus joli et impressionnant que tout ce que j’aurais pu imaginer. A l’intérieur, on y croise des plantes du monde entier. Je crois que c’est ça que je retiendrai de Singapour : tout ce que vous pouvez imaginer avant de partir est bien là, en encore mieux, en encore plus grand, en encore plus majestueux.

Les cactus, les plantes grasses et les succulentes se mélangent aux cerisiers en fleurs. Par sa fraicheur et par la musique douce à l’intérieur des serres, il y règne une atmosphère apaisante. Je suis restée quelques heures à regarder, observer et m’enthousiasmer de chaque plante. J’ai aussi imaginé la difficulté de les regrouper et de les faire cohabiter dans un lieu unique. L’intérieur des serres changent plusieurs fois dans l’année. J’ai eu la chance de profiter des cerisiers en fleurs.

A la sortie et pendant que le soleil se couchait, je suis allée boire un verre à l’InDochine, un bar dans le jardin qui surplombe la ville et offre une vue panoramique sur le centre de Singapour. C’est impressionnant. J’ai d’ailleurs commandé des frittes à la truffe, qui n’ont sûrement rien de vraiment de singapouriennes, mais qui étaient drôlement, drôlement, bonnes.

 

 


 

J’ai attendu qu’il fasse nuit pour rejoindre le jardin et profiter du spectacle de son et lumière offert, chaque soir, à la nuit tombée. C’était beau et émouvant. Les arbres géants électroniques s’allument et se mettent à danser.

Et puis, la veille, il y avait eu ce repas d’exception chez Janice Wong au National Musuem qui a été la hauteur de tout ce que je pouvais imaginer – et, pour le coup, j’imaginais beaucoup. C’était beau, poétique et créatif. Inspiré et inspirant. Janice confectionne des plats à l’image d’une œuvre d’art. En dessert, j’ai commandé un cheesecake au gorgonzola et parmesan qui sortait tout droit d’un conte de fée.

 

 


 

Malgré la fatigue de la journée, je suis rentrée à l’hôtel à pieds pour étirer la soirée. Et sur le chemin, tout me semblait un peu doux, rassurant et irréel. Cela va faire une semaine que je suis arrivée à Singapour et je me rends compte comme j’apprends doucement à découvrir et aimer la ville. Comme ses contrastes et ses différentes atmosphères me semblent riches et passionnants. Je commence à prendre mes repères et à pouvoir rentrer à l’hôtel sans plan. Cela peut vous sembler pas grand chose, mais à mes yeux, cela représente beaucoup – c’est comme la toute première fois où dans un nouvel appartement, la nuit, vous ne cherchez plus l’interrupteur, vous voyez ? .

De Singapour, j’en conserverai l’image d’une ville qui joue l’équilibriste entre l’Orient et l’Occident. A mon arrivée, j’ai déjeuné à Lau Pa Sat qui a, part son architecture, a une ressemblance avec le Covent Garden à Londres. A Pulau Ubin, j’ai retrouvé des airs d’ile de Ré aux beaux jours et l’exubérance d’Abou Dabi dans ses hôtels qui semblent vouloir toucher le ciel. Je me suis téléportée en Inde dans le quartier indien en déjeunant un Tikka Masala, et j’ai retrouvé des airs de Marrakech en sirotant un thé à la menthe dans le quartier arabe. J’ai revécu mes soirées luxembourgeoises en me promenant, à la nuit tombée, à Clarke Quay. Et en m’enfonçant dans le quartier d’affaire, j’ai doucement atterri à La City à Londres. Je me suis rappelée mes balades montréalaises en croisant, le sourire aux lèvres, des écureuils curieux. J’ai eu envie de m’envoler en Chine à Chinatown et j’ai atterri en Thaïlande en pénétrant dans les temples. J’ai souri de ces clins d’œil.

Dans les petites choses avant de revenir à France, j’ai noté : siroter un Singapour Sling au Raffle Hotel, manger dans un food truck étoilé, faire du shopping à Chinatown, visiter le Red Dot Design Museum et le National Museum, revenir à Singapour. Plus que deux dodos avant de rentrer en France, et je voudrais me souvenir de tous ces moments-là.

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi
C'est promis

Singapour et ses belles journées


 

J’écris ces quelques phrases de la maison Ikkoku, un café singapourien, proche de la mosquée Sultan.

C’est définitivement ce que j’aime le plus lorsque je m’éloigne de Toulouse, partir à la découverte d’un quartier, sans vraiment connaitre la destination, mon ordinateur dans un sac, et m’arrêter dans un café. Travailler une ou deux heures et repartir, le nez au vent, à la découverte de la ville. J’ai l’impression de ne pas travailler moins, mais mieux et plus efficacement.

C’est aussi, et je le sais, pour ça que j’ai choisi de travailler à mon compte. Lorsqu’on me demande ce que je préfère dans mon travail, et ce qui est le plus important à mes yeux, je réponds toujours la liberté. La liberté de travailler de la façon dont je l’entends et avec mes valeurs, la liberté de choisir mes clients (et qu’ils me choisissent !), la liberté de travailler d’où j’ai envie, quand j’en ai envie et de la façon dont j’en ai envie. C’est éloigné de mon quotidien que je ressens, au plus fort, cette chance-là et que j’ai la conviction d’avoir pris la bonne direction il y a cinq ans déjà.

 

 



Ce matin, j’ai profité des températures un peu plus douces pour visiter les jardins botaniques et le jardin d’orchidées avant que le soleil ne devienne trop fort.

Le jardin est immense et calme. Je suis restée plusieurs heures à flâner au soleil. J’ai observé, intriguée, les singapouriens faire du tai-chi au milieu du parc, les amoureux profiter de leur bonheur-amour main dans la main, et les jeunes parents promener leur bébé. Cela m’a donné envie de lecture au soleil et de pique-niques dans l’herbe.

Avant de partir, j’ai visité le jardin d’orchidées. En Asie, je les observe toujours avec beaucoup d’attention. J’ai beau y mettre tout mon cœur, je n’ai jamais réussi à élever un bébé orchidée dans mon appartement. Les fleurs finissent toujours par tomber au bout de quelques semaines et ne semblent jamais vouloir fleurir à nouveau. Leur fragilité leur donne un aspect précieux et fascinant. L’orchidée est l’emblème de Singapour et on en croise partout : dans les rues, dans les appartements, dans les restaurants. J’aime cette idée de fleurir son quotidien.

A l’intérieur, j’ai croisé à nouveau un écureuil et j’ai souri en repensant à Montréal. J’ai vu des orchidées de toutes les formes et de toutes les couleurs. Des rouges, des jaunes, des bleus, des roses, des blanches. Des minuscules et des plus imposantes. Des précieuses et rares, des plus communes. A la sortie, j’avais envie d’adopter toutes les orchidées au monde.

 

 


 

Vers midi, j’ai rejoint le centre ville à pieds pour découvrir l’Orchard Road. C’est la grande avenue où l’on retrouve les principales boutiques de luxe de Singapour. On a l’habitude de la comparer aux champs Élysées. Je voulais profiter de la bibliothèque qui se trouve sur la même avenue.

J’ai pris cette drôle d’habitude depuis quelques années. Dans chaque ville où je vais, je fais toujours une petite recherche sur les bibliothèques, les librairies et les salons de thé/librairies à visiter. Je ne sais pourquoi, mais une pièce qui déborde de livres m’émeut et je repense toujours à ses mots de Tahar Ben Jelloun « une maison sans bibliothèque est une demeure sans âme ».  Alors, voilà, découvrir une bibliothèque, c’est un peu découvrir l’âme d’un pays. J’ai vogué dans les allées le sourire aux lèvres. J’ai fini par poser mon ordinateur sur une des grandes tables en bois. Et au milieu des livres et de Singapour, j’étais un peu à la maison.

En sortant de la bibliothèque, j’ai rejoint Haji Lane, la rue qui déborde de boutiques de créateurs et de jolis cafés. J’étais déjà passée dans la rue en début de semaine et je voulais en profiter pour prendre à nouveau quelques photographies. Je me suis dit que cela serait aussi le quartier parfait pour trouver un café et y travailler quelques heures.

Je me suis arrêtée sur le chemin déjeuner des Dim sum. J’ai commandé des bouchées à la mangue et à la crevette et je crois que je pourrais me nourrir exclusivement de ces petites choses jusqu’à la fin du séjour. Avant de m’envoler à Singapour, on m’avait prévenue de l’importance de la nourriture et de sa richesse dans la culture singapourienne. Alors et depuis mon arrivée, j’essaie de tester toutes les spécialités. Et, à chaque repas, c’est un voyage dans le voyage.

 

 


 

Et puis, vous connaissez la suite de la journée. La maison Ikkoku est parfaite pour vous écrire en grignotant une part de gâteau – oh, la bonne excuse pour manger encore. Ce soir, je dine chez Janice Wong, élue meilleure pâtissière d’Asie, et c’est un peu incroyable et j’ai déjà un sourire jusqu’aux papilles.

Dites, d’ailleurs, vous avez des cafés où travailler-grignoter à me conseiller à Singapour ?

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi
C'est promis