« La conscience est bien plus que l’écharde, elle est le poignard dans la chair« 
Cioran

Jeudi,

la journée s’étira comme une pâte pour gâteau sans jamais se couper en deux. La fin se dispersait et jouait à cache-cache avec mon attention. Les secondes et les minutes disparaissent dans la masse pour mieux s’arrêter et bavarder entres elles. Les yeux se fermaient alors que je tentais de les ouvrir. C’était une course contre la montre, une véritable course contre le temps, à rebours. J’observe les secondes comme d’autres observent des cellules. C’est passionnant, et fatiguant.
La fatigue se dessine sous mes yeux, et quand je choisis mon exposé pour l’oral, je me sens en équilibre sur un fil. Je crois tomber alors que mes ballerines courent dans la ville. Je crois sombrer et pourtant je continue de lire, de relire, et, jusqu’à m’en assommer.

Vous savez, il y a aussi des mots qui apaisent, il y a des mots qui sont des caresses sur le visage. Ce sont les mots plumes, les mots câlins, les mots douceurs. Et quand un s’approche de vous, il vous apaise à l’infini. Ce sont pour ces mots de surprises que je continue, que j’arrive encore à tenir debout. Alors … qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance !*

*Baaudelaire, extrait « des petits poèmes en prose« 

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Note du mercredi,


Avoir peur comme si la fin du monde était demain matin.
J’ai des petits cailloux qui poussent de le creux de mon ventre. Si j’explose, vous pourrez les récolter: quoi que des cailloux, cela ne fait pas des fleurs.
Ici, je voudrais bien écrire le roman de mes journées mais le temps est un ogre qui vous court après. Et si vous vous arrêtez une seconde, il vous dévorera tout cru.
Courrons, courrons!

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Note du mardi matin,

Mardi,

Aujourd’hui, il ne faut mieux pas sortir le bout de son nez de peur de le retrouver en glaçon. Ceci n’est qu’un simple conseil et n’a rien de prescriptif.
Il fait froid.

Souvent les matins d’hiver, j’ai l’impression que mes pensées sont un peu plus lumineuses, un peu plus brillantes. J’ai l’impression de sortir de ma torpeur et de comprendre, de comprendre enfin. D »allumer la lumière sur mon intérieur et d’en éclairer le monde entier. Comme si un morceau de lucidité se détacher du ciel pour entourer mon esprit, une sorte de crépuscule des pensées. Un petit nuage de raison, une vapeur de pensées qui flotte dans l’air.
Ce matin, j’ai réalisé que je faisais la plupart du temps des cadeaux inutiles et qui ne plaisaient à personne d’autre qu’à moi même. L’exemple pourrait tenir du comique. Je vous assure pourtant de sa réalité, triste réalité. J’ai compris que je n’aurais surement ce à quoi j’aspire pour la simple raison que je n’en ai pas les qualités requises. Qu’il y les rêveurs, et les autres. Et si tu fais parti du premier groupe, soit t’en crèves, soit tu plies pour rejoindre, tenter de rejoindre le second. Plutôt crever le coeur en rêve.
Le matin est café brulant, réalité et bilan.

La trêve ne dure pas et ce n’est pas plus mal.
Et c’est au milieu du café au lait, que je m’aperçois à nouveau des nœuds de mes pensées et de mes confusions. Tout devient à nouveau flou et la perspicacité s’en va vite, mais sur la pointe des pieds afin de ne réveiller personne.
Ni vu, ni connu, je m’embrouille.

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