Note du mardi,

 » Te faire mourir de rire
Aspirer tes soupirs
M’enfermer tout le jour
Ecrire des mots d’amour  »

« Boire mon café noir
Me lever en retard
Pleurer sur un trottoir
Me serrer sur ton coeur
Pardonner tes erreurs
Jouer de la guitare
Danser sur un comptoir
Remplir un caddie
Avoir une petite fille
Et passer mon permis « 

Mardi,

la rentrée est là. L’université prend à un nouveau vie tel un nouveau né. Le programme et le quotidien ont changé en un seul jour. Je défais pour mieux refaire cet emploi du temps interminable Il ressemble un peu à une toile d’araignée. Il est fragile et compliqué. On ne sait comment il tient débout tout seul, mais il tient. Tout ne tient qu’à un fil. C’est un grand équilibriste, un magicien des heures. Il tient et c’est l’essentiel. Alors, quand j’arrive enfin à faire – presque – tout rentrer, je n’ose plus y toucher de peur qu’il s’ébranle à nouveau.
Au seuil de mon UFR, je retrouve des sourires connus. Un regard amical et, une poignée de minutes après, l’on se retrouve autours d’un chocolat chaud à se raconter notre été et nos rêves d’avenir. L’amitié, c’est des rayons de soleil sur mon visage et une plume sur mon cœur. Nos rires se croisent et se confondent. Le temps passe vite. Je dois aller à la librairie et à l’auto-école. Je rajoute un livre de Rilke sur le gros tas de livre. A la caisse, je souris du petit bonheur qui se trouve à l’intérieur de ces pages. Il est 16 heures lorsque je pénètre dans l’école pour voitures. Du bout des lèvres, je demande à reprendre des heures de conduites. Je souris de sa réponse et je note tout. J’ouvre la porte. A chaque fois que je m’assieds dans la petite salle sombre et chaude, je pense à la chanson de Rose et le quotidien semble tout d’un coup plus léger. Je tâtonne au fond de mon sac afin de trouver de quoi écrire et j’essaye alors d’oublier le temps. Je gribouille et je me rature à mesure que la séance s’écoule. Le sentiment de peur de l’échec est oppressant. Je ne savais pas qu’il pouvait nous détruire autant. Je découvre, je m’apprends. Le cœur se serre et se vomit de l’intérieur. Alors, comme toujours, je ferme les yeux et j’essaye de faire le vide. Dans ce lieu, les secondes semblent s’étirer comme une pâte pour gâteau mais sans jamais se couper. C’était 18 heures lorsque je suis sortie de la petite salle. Dehors la rue était pleine de vie. Il y avait du bruit, beaucoup de bruit et des rires aussi. Je marchais et me glissais vers le métro. La foule étudiante s’emplissait de secondes en secondes, cela ressemblait à une colonie de vacances infinie.
Et, je respirais à nouveau.
« Jeter tout par les fenêtres
T’aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu’à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J’ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c’est la liste des choses que je veux faire avec toi »
Rose, la liste
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Note du lundi nuit


Dimache,

la journée pourrait porter l’étiquette « entre présence et absence« , au seuil de mon intériorité. Je suis là et je tourne sur moi-même. Je frappe à ma porte et personne ouvre, ose ouvrir. Le vide éclate dans l’intimité du lieu confiné. Et quand on parvient à entrevoir dans le clair obscur cette intimité, c’est en tâtonnant qu’on y découvre des sentiments en miettes, parcellaires. Tout s’écroule et la chair étouffe, éclate, s’oppresse. Il fait si sombre, si noir.
Les sensations se dispersent à chaque fois qu’on tente de les réunir. Elles reviennent aussitôt. C’est une sorte de vertige fixé.

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Regarder en face ses immondices.
Et, se sentir imploser.
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