Le dépassement – et l’amour – de soi

May Lopez, vie de miettes

 

Au quotidien, et naturellement, j’ai tendance à rester dans mon cocon. Je n’ai jamais été particulièrement sportive, aventureuse ou extravertie. J’ai besoin de calme et de solitude. D’un lieu de vie où je me sens bien et qui me rassure.

En grandissant, j’ai appris à – aimer – sortir de ma zone de confort et à en ressentir les bienfaits. J’ai, aussi, compris cette nécessité de trouver un équilibre entre mon quotidien sécurisant et ce besoin de dépassement de soi.

Je ne force jamais les choses. Je ne me mets pas non plus en danger. J’ai appris à écouter ma toute petite voix à l’intérieur et à prendre le temps. Si je comprends que ce qui m’empêche de réaliser un projet est la peur, alors, je saute.
 
 
 

Thailande, 500 raiMay, vie de miettes

 

J’ai appris, quand je me suis lancée en freelance il y a quatre ans, à maitriser ma peur intellectuelle. A répondre un grand oui enthousiaste face à des projets qui me semblaient alors des montagnes. J’ai appris à maitriser mes tremblements et le coeur qui bat un peu trop fort. J’ai appris à ne plus avoir avoir peur de rencontrer de nouvelles personnes, de parler de mes compétences et de mon métier face à des inconnus. J’ai appris la joie de se dépasser et la fierté de se réaliser.

J’ai appris, finalement, à ne pas avoir peur de ma peur et à la considérer comme inhérente à ma façon de fonctionner. J’ai alors découvert un champ de possibles immenses. Et au delà de ces possibles qui s’offraient tout à coup à moi, j’ai découvert ce sentiment de liberté incroyable et de dépassement de soi.

En dépassant mes peurs, je me suis découverte enthousiaste, indépendante et apaisée.

 
 
 
Thailade, jungle randonnée

May, vie de miettes

 

Peu à peu et naturellement, j’ai étiré cette envie de me dépasser hors de cette zone intellectuelle. J’ai, pour la toute première fois de ma vie, appris à regarder mon corps et à l’écouter. A me faire confiance. Je partais de loin. Depuis toute petite, mon corps me semblait une maison peu confortable. Une maison un peu ingrate, un peu sombre. J’étais, ou plutôt je me trouvais, trop grosse, trop petite, trop molle. J’étais trop, ou pas assez. Alors, je me focalisais sur ma raison et je tentais de gommer ce corps.

Et puis j’ai appris à faire corps, justement, avec mon corps. J’ai allumé les lumières. Je l’ai observé. J’ai levé les yeux. J’ai appris à la regarder et à le connaitre. J’ai aussi appris la nécessité de l’aimer un peu et d’être en harmonie avec lui. J’ai appris, compris, que l’on était un tout. Alors, et doucement, je l’ai apprivoisé.

J’ai aussi compris, et c’est peut-être le plus important, que la petite fille un peu trop intello, un peu mal dans sa peau et un peu nulle en sport ; n’était pas une fatalité. Que le corps ne devrait jamais être perçu comme un fardeau et que l’on devrait apprendre à tous les enfants du monde à l’aimer. A s’aimer. Qu’on devrait leur dire combien ils sont merveilleux, incroyables et beaux.

J’ai aussi compris qu’il ne tenait qu’à moi de regarder mon corps d’une manière un peu différente. D’une manière un peu plus bienveillante et douce. Qu’il suffisait de changer d’angle. Qu’apprivoiser mon corps ne me rendrait pas égocentrique, ou moins intéressante ; mais qu’il me permettrait en revanche de vivre en accord avec moi-même.

En douceur, j’ai appris à lui faire confiance, à me faire confiance.

 
 
 

May, vie-de-miettes Thailade, jungle randonnée

 

Mardi dernier, il y a eu cette randonnée au milieu de la jungle thaïlandaise. Cette randonnée qui a été une des plus belles et des plus éprouvantes que j’ai pu réaliser. Je pourrais vous parler de ma peur de tomber-glisser-mourir – rien que ça, oui – et de mes jambes tremblantes, mais je préfère garder la beauté de cette vue tout en haut et la fierté d’être arrivée jusqu’au sommet.

Il y a eu, pour la toute première fois aussi, ce lâcher-prise devant un appareil photo. Il y a eu les mots rassurants et la bienveillance de Lili et d’Alex, leur absence de jugement et cette peur d’être photographiée envolée au fil des jours.
Il y a eu ce sourire lorsque j’ai vu les premières images, et cette énergie incroyable de se reconnaitre. Je veux dire de ne pas se trouver particulèrement jolie ou mise en valeur pour être soi en mieux – et pour fuir la réalité. Mais, plutôt de se voir dans ces images, et d’être sereine et apaisée face cette réalité-là.

 
 
 

Lumière thailandaise May Lopez

 

Je crois que je voudrais me souvenir de ce sentiment incroyable de dépassement de soi. Cette sérénité et cet apaisement trouvés en Thaïlande. Cet apaisement qui me chuchote de me faire confiance, de m’écouter, de respirer ; et que la vie sera alors un joli et surprenant voyage.

Et, peut-être aussi, cette pensée que si j’ai pu y arriver ; je pourrais encore gravir toutes les montagnes du monde – et que vous aussi.

 

 

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C'est promis

Vos commentaires
sont des petites douceurs
Mille mercis à vous

  1. Ton article rayonne de bienveillance envers toi-même, c’est très agréable à lire :) Le lâcher-prise devant un appareil, ce n’est pas évident, mais ton article y encourage !

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    • C’est encore une longue longue longue route. C’est dur de se défaire des vérités que l’on s’est fabriquées et d’aller de l’avant, mais je crois que j’ai pris le bon chemin (après des années à me détester, me fuir et à m’en rendre malade : tout va tout doucement mieux).
      Et je suis tellement fiérote de moi d’avoir franchi cette étape qui me semblait si compliquée. Et puis, en fait, on se rend compte que la marche n’était pas si haute (et qu’on peut se laisser prendre en photographie sans regarder les images aussi).

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  2. “Changer d’angle”, et réussir à obtenir de la bienveillance pour soi-même, une bienveillance ô combien nécessaire pour se sentir mieux dans ses baskets et être plus heureux. J’ai été longtemps cette fille, puis femme, qui n’avait pas du tout confiance en elle, à se remettre en questions, toujours. J’ai changé, depuis pas si longtemps, et je me sens tellement mieux. Merci pour ces mots May et profite de cette si belle Thaïlande.

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    • Oh, tu sais que tu es un joli exemple pour moi Anne-Claire. Que tu me sembles – même si je te connais que d’un point de vue extérieur et que je sais que c’est parfois facile de gommer un peu ses failles/doutes – toute sereine et équilibrée, et que ta façon de faire/vivre le sport (et plus globalement ta vie) me semble incroyablement harmonieuse. Il y a quelque chose d’apaisant qui émane toujours de tes mots.
      Alors, merci doublement pour tes mots. Cela me touche beaucoup beaucoup (beaucoup).

      Répondre
  3. Je trouve ton billet incroyablement juste et beau.
    C’est seulement à l’approche de la trentaine que j’accepte aussi tout doucement mon corps. Il n’a rien de “spécial” mais je n’ai jamais cru que je pouvais vraiment être belle, c’était juste une enveloppe que je maîtrisais mal en quelque sorte.

    Je te souhaite de continuer à avancer sur cette route de l’épanouissement.
    Bien à toi

    Répondre
    • Oh, merci beaucoup beaucoup beaucoup pour ton mot. J’ai eu un peu de mal à cliquer sur publier. :-)
      Je crois que grandir nous permet souvent de relativiser et de prendre un peu de recul sur notre corps (on se rend à la fois compte que notre corps n’est pas SI atroce, que notre “jeunesse” ne sera pas éternelle et que cela n’est pas si important aussi… et qu’il faut arrêter de se gâcher la vie et en profiter).
      Merci beaucoup pour ton mot, et joli voyage à toi aussi. <3

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  4. Céline

    Merci. Merci pour ce bel article plein de courage, de vérité et de liberté. Merci pour ces superbes photos de vous et de la Thaïlande. Merci pour ce partage.

    Répondre
  5. Mélanie

    Oh mais tu es toute mignonne moi j’essaie petit à petit mais c’est un peu compliqué. Des bisous

    Répondre
    • Je crois qu’il ne faut surtout pas se forcer et que cela vient tout, tout, doucement. <3
      (merci)

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  6. lyloo

    Très contente d’avoir fait connaissance avec ta jolie frimousse qui respire la douceur et la gentillesse, belle journée à toi jolie May.

    Répondre
  7. Tu sais, là, tout de suite, après-lecture. J’ai pas de mots.
    Seulement, de l’amour. Et du soleil.
    Oui, tu sais comme je l’aime le soleil.
    Et je crois, oui, je crois, que tu as du soleil en toi. Et ça, c’est déjà énorme.
    Seulement, aussi, parfois, il faut des gens qui soient là pour (nous/te) le rappeler.
    Grande, petite, brune, blonde, mince, grosse –> Le soleil et le sourire plus important que tout (et les déclics qui vont avec) !

    Des coeurs et des fleurs.
    PS.- La photo avec l’appareil, ¡me gusta mucho!

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  8. Un petit bonheur ce post , vous découvrir et admirer ces superbes photos ; Un peu de vous aussi avec un joli aperçu de ce que vous etes: Une jolie jeune femme qui ose , qui avance et qui vit !!!
    Je vous suis depuis un moment sans jamais oser vous poster un petit mot , c’est chose faite aujourd’hui afin de vous remercier pour tout ce que vous m’apportez au quotidien ;;
    Belle journée a vous et à bientôt
    amitiés
    Agnès M

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    • Merci beaucoup Agnès pour vos mots qui me touchent énormément (j’ai tellement appréhendé de cliquer sur le bouton “publier” que vos mots me rassurent et me font très plaisir). Alors, merci d’avoir osé et pris le temps de l’écrire.
      Belle journée à vous aussi !

      Répondre
  9. Quel joli billet May, je me sens un peu bête de ne pas savoir quoi répondre à tes mots si sincères et touchants. Et cela me fait drôlement plaisir de voir de si beaux portraits de toi !

    Répondre
    • Mais, oh. <3
      (voilà, on est deux à ne pas trop trop savoir quoi répondre maintenant, mais coeurcoeurcoeur)

      Répondre
    • Moh. <3
      (il parait que j'ai mon petit nez qui bouge quand on me fait un compliment et que je suis un peu gênée, alors là, il doit beaucoup bouger)(je vais pouvoir jouer dans ma sorcière bien aimée tiens)

      Répondre
  10. Quel bel article! Je me retrouve dans plein de choses et même si j’ai déjà appris à me dépasser pour certaines choses, je sais que la route est encore longue pour avoir pleinement confiance en moi.
    Bises ma belle ♥

    Répondre

    • Tout, tout doucement. Un petit pas devant l’autre. Et puis, peu à peu, on se retourne et on se rend compte de toute la route que l’on a déjà faite et on est alors un peu fier de soi.

      Répondre
  11. So

    Bonjour May,
    quel merveilleux billet tu nous offres là ! Tu es touchante et vulnérable, forte et déterminée à la fois. Je me reconnais dans ta façon d’appréhender la vision de ton corps et ta peur de la peur… Comme quoi tout peut changer et c’est justement ça qui peut nous faire avancer : l’opportunité de toujours faire différemment. Je suis ton blog depuis un certain temps et j’apprécie tes créations et tes articles, comme des cadeaux partagés. Belle continuation sur ton chemin de vie…

    Répondre
    • Oh, c’est tellement tellement joli ce que tu m’écris là. Merci, merci So.
      Et oui, on peut changer. Oui, oui, oui. D’ailleurs, c’est ce qui rend la vie aussi joyeuse, passionnante, et jolie, non ?
      Merci pour tout, encore. <3

      Répondre
  12. On devine tout le cheminement intérieur que tu as parcouru jusque là à travers cet article, c’est très beau :)
    C’est drôle, ça répond à un certain nombre de réflexions que j’ai eu aujourd’hui ! C’est fou comme on peut être dur avec soi-même et chercher toujours autre chose que ce que l’on est quand on est petit et puis, comme cela se lisse avec le temps lorsque l’on se rend compte qu’en fait, il y a tellement de diversité dans ce monde, qu’il y a bien une petite place aussi pour nous !
    Bonne continuation en tout cas :)

    Répondre
  13. noemie

    Enfin on peut voir ta frimousse! Quel bonheur! :) Je suis ravie de pouvoir mettre un doux visage sur tes doux mots que j’aime tant lire! Merci pour ce partage qui me va droit au coeur.

    Répondre
  14. Aurélie

    Te lire est apaisant, vraiment. A chaque fois, j’ai la sensation que tu trouves les mots “justes” pour chaque situation. Sûrement car ces mots me conviennent à chaque fois.
    La libération a du bon. Je suis encore loin d’être libérée de toutes mes peurs, mais je me suis lancée l’année dernière en sortant de ma zone de confort : changer d’entreprise. Sauter le pas n’a pas été facile, mais qu’est ce que ça fait du bien !
    Profites bien de cette Thaïlande qui semble douce, apaisante, merveilleuse à travers tes jolis clichés. Continues à passer devant l’objectif, tu rayonnes, et c’est chouette à voir!

    Aurélie

    Répondre
  15. Ces photos ont un truc brut et naturel extrêmement touchant. Et je trouve ça terriblement beau, et chouette, et touchant aussi que tu nous les montres. Je ne sais pas quoi ajouter de plus à ce que tu dis, si ce n’est que je crois que je comprends un peu-beaucoup tout ce que tu veux dire. Alors un gros bisou. Et des <3.
    Et des sourires bienveillants, par milliers !

    Répondre
  16. C’est doux et drôlement juste. Je me retrouve dans ce besoin de cocon, de sécurité, ce besoin de prendre partout mes marques et mon attachement aux rituels, aux habitudes, au “tout pareil”. Petit à petit, j’apprends les mini aventures des autres, domaines après domaines du quotidien. C’est doux, c’est effrayant mais toujours derrière la peur je trouve la certitude de me donner ma meilleure chance. Me lancer dans l’entrepreunariat a été la chose la plus effrayante que j’ai faite cette année et je ne pourrais te dire combien je te suis reconnaissante de m’y avoir menée/guidée/accompagnée/poussée/rassurée car je sais que c’est ici qu’est ma voie et que je ne suis pas prête d’abandonner ce “et si ?” plein de liberté et de projets à rêver que m’offre ce tout petit statut de rien du tout qu’il m’a été si difficile de m’approprier. Merci tout plein May, pour tes articles toujours si doux, justes et inspirants, et d’être une si bonne amie <3

    Répondre
  17. Batice71

    Bravo pour ce bel article ! J’ai le même problème et j’y travaille depuis 2 ans…avec aide car toute seule, on ne s’en rend pas compte qu’on déteste notre corps.
    Alors merci pour ces belles photos et cette franchise…

    Répondre
  18. Tu es vraiment rayonnante sur ces photos ! Lire ton parcours m’a donné le sourire, c’est très touchant. Bravo !

    Répondre
  19. Laetitia

    Et bien ! Qu’est-ce que cela me fait plaisir pour toi ! Même ton écriture s’en ressent ! Tu sors de ta zone de confort dans tes mots également !
    Je te souhaite beaucoup de sérénité avec ton too tout entier !
    Bisous May !

    Répondre
  20. Oh, c’est drôle de mettre un visage sur tes mots (si doux, comme toujours) ! Je me reconnais un peu dans ce que tu dis là, et tu sembles si sereine, que ça donne envie de te suivre et de faire quelques pas un peu plus loin que les peurs. Merci :)

    Répondre
  21. Carine

    Bonjour May,

    Un grand merci, May, pour tous ces articles qui font chaud au cœur.
    C’est très chouette de mettre (enfin !) un visage sur ces doux mots. Je trouve que la publication de ces belles photos est une jolie victoire sur ton chemin de vie; alors, félicitations !
    Au travers de ton blog et des émotions que tu exprimes si bien,tu es un exemple pour des centaines de personnes qui te suivent, alors continue s’il te plait… Je te souhaite encore de très belles victoires dans ta vie !
    Bonne fin de voyage !
    Voilà,j’ai déposé mon commentaire.
    Et souris, May, tu es fantastique !

    Répondre
  22. Gaëlle

    Qu’ il est beau ce billet! Il est doux et bienveillant, positif et attendrissant. J’ai envie de te serrer dans mes bras.
    Tes photos sont magnifiques. C’est un très beau parcours que tu nous racontes, merci de nous le faire partager.
    Je le prends comme un cadeau…et pour faire perdurer cette idée de partage et de transmission, je ferai lire ton billet à ma fille ce soir .
    C’est une ado très discrète, et pas très à l’aise dans sa classe, un peu trop intello, elle a du mal à trouver sa place…
    Je sais que ton histoire va la toucher et lui faire du bien.
    Encore merci.
    Belle journee et Bonne continuation…

    Répondre
  23. Magnifique! Tu rayonnes par tes mots et tes images, merci pour ce beau témoignage de confiance et bienveillance envers soi.

    Répondre
  24. Sylvie

    La bienveillance ., envers soi-même et envers les autres. C’est le debut de la paix intérieure et la possibilité de s’ouvrir au monde. Tu as traduit , avec toute ta douceur et ta poésie , des sentiments que beaucoup de femmes partagent je crois
    ET pas seulement les jeunes .. J’ai 57 ans eh Je ne suis pas encore au bout du chemin. Continue à nous apporter du soleil ..

    Répondre
  25. Hello!
    C’est un très joli article qui a illuminé ma matinée, merci!
    Il y a tellement de bienveillance envers toi dans cet article, j’aimerais être capable de faire la même chose :)
    Bonne journée à toi,
    Bises!

    Répondre
  26. Je découvre ton blog grâce à ta “une” Hellocoton (félicitations !) et je me suis empressée de m’abonner… Très beau texte, plein de douceur et de bienveillance, je crois que l’on se retrouve toutes un peu dans ta plume. Je repasserai plutôt deux fois qu’une, merci !
    Belle journée,
    Amandine

    Répondre
  27. Oh comme je comprend ce que tu decris ! Et comme on se sent mieux une fois cette acceptation de soi faite ! Tes photos sont magnifique et ton écriture très agréable à lire … je decouvre ton blog et m’en vais continuer la visite !

    Répondre
  28. Canou

    ho que ça me rappelle beaucoup de chose sur un chemin traversé lors d’une période de ma vie ! Ca m’a très touchée car je me suis retrouvée dedans et j’ai vécu à peu de choses près la même chose ! C’est très bien écrit , le message passe bien , et je pense et souhaite qu’il va sensibiliser et aider beaucoup de personnes ! Merci d’avoir partagé ton expérience et bravo d’avoir réussi !

    Répondre
  29. Béa

    Bonjour, je suis tombée un peu par hasard sur cette article sur hello coton, et je dois dire que je l’aime beaucoup, je m’y reconnais beaucoup, c’est très bien écrit.
    Ça fait du bien ce type d’article
    A bientôt

    Répondre
  30. J’ai aussi beaucoup de mal a me prendre ou faire prendre en photo…a midi j’ai fait une séance avec une amie blogueuse mode, plutôt cool, mais bon, dur d’être naturel, de ne pas sentir le regard des gens…bravo !

    Répondre
  31. Pas facile de trouver les mots justes quand on en a lu autant au-dessus, que ce soit les tiens May qui sont si beaux et si profonds ou ceux de tes lecteurs, mais les émotions contenues dans cet article me pousse tout de même à me faire violence et à y aller de ma petite plume ;) J’aime beaucoup ce que tu dis à propos de la peur et cet apprentissage au long court de soi-même. Quel chemin parcouru, cet effort (enfin, ces milliers de petits, moyens et grands efforts) qui nous libère(nt) de nous-mêmes. Et puis, en fervente adepte du club des agitées du bocal, je trouve ta réflexion sur le corps très intéressante. Le cerveau n’est pas partageur et il essaye de piquer sa place au corps qui se débat comme il peut pour exister. Lui redonner de l’espace pour s’exprimer est rééquilibrant et ouvre de nouveaux horizons. Et pour finir, il y a ce rapport à l’image. J’ai ressenti (car en fait, on le sait tous, mais on l’oublie) en photographiant les gens autour de moi en train de vivre, de s’amuser, de rire, que c’est dans la vérité qu’on est le plus beau, pas au sens plastique du terme (quoique) mais au sens humain. Quand on est dans l’instant et qu’on ne pense pas au regard de l’autre sur soi.
    PS: la Thaïlande est un pays merveilleux dans lequel j’ai ressenti une bienveillance, un apaisement et une forte énergie positive, j’en garde des souvenirs précieux, alors profites-en bien et partage cette beauté avec nous, c’est un vrai bonheur.

    Répondre
  32. Oooh… enfin un visage sur tes mots que je lis depuis longtemps maintenant. Quel joli chemin tu as emprunté pour en arriver à ce billet. Et quelle douceur et délicatesse dans ton visage… Je ne peux que te souhaiter d’avancer sur ce chemin de la bienveillance envers soi-même, peut être le plus important de tous, parce que seulement ensuite, on peut alors l’être entièrement avec les autres.
    Une dernière chose, ces trois lignes :
    “Il y a eu ce sourire lorsque j’ai vu les premières images, et cette énergie incroyable de se reconnaitre. Je veux dire de ne pas se trouver particulièrement jolie ou mise en valeur pour être soi en mieux – et pour fuir la réalité. Mais, plutôt de se voir dans ces images, et d’être sereine et apaisée face cette réalité-là.”
    Ces trois lignes m’ont filé les larmes aux yeux… ça touche à l’essentiel je trouve, ce n’est pas une question de se trouver plus ou moins, comme ci comme ça, mais de se reconnaître tel que l’on est, de se regarder avec la même douceur que l’on aurait envers un ami, de s’aimer, c’est tout.
    Un doux week end à toi May

    Répondre
  33. Ce que j’aime bien ici, c’est que les mots rejoignent toujours la beauté de l’image. A moins que ce ne soit l’inverse. Ces photos semblent tout droit sorties d’un roman de Marguerite Duras. <3

    Répondre
  34. Manaelle

    May, cela va faire un petit bout de temps que je grandis avec tes mots. Oui, oui je grandis, dans le sens croître, devenir plus grande, plus forte. Plus forte en bienveillance envers soi et envers la vie. Tes mots me glissent toujours un incroyable sourire, une incroyable énergie et me rappelle souvent une chose essentielle: se souvenir des belles choses toujours.
    Tes mots, encore une fois me parle… Moi aussi j’ai longtemps eu un rapport conflictuel avec mon corps. Pourtant j’ai grandi en entendant partout et par tout le monde “mais qu’elle est belle” ; “on dirait une poupée”… Et pourtant rien y faisait. On m’a un jour proposé de devenir modèle en plus de mon activité principale. J’ai sauté sur l’occasion en me disant que justement ça pourrait m’aider à m’aimer un peu plus. Et finalement derrière l’objectif, je n’étais jamais assez bien. Les photographes étaient toujours très satisfaits, j’avais de plus en plus de demande et pourtant ma confiance en moi était en chute libre… ça devenait presque obsessionnel. J’avais maintenant besoin de faire de plus en plus de photo, comme pour me justifiait à moi-même et face aux autres que j’étais un peu jolie. Je croyais réparer quelque chose, je m’abîmais encore plus. Et puis, un jour, des années plus tard, je n’ai plus eu besoin de ça. J’ai compris que la beauté était ailleurs. Qu’il suffisait d’apprendre à s’aimer vraiment soi même, sans artifice, sans faux-semblant. Qu’il suffisait d’être soi, qu’on ne peut pas plaire à tout le monde mais qu’il faut surtout se plaire à soi. Alors depuis quelque temps, je m’apprivoise, et je vis de mieux en mieux avec tout ça, je crois même que petit à petit, j’ai appris à m’aimer. A accepter mes défauts et à mettre en lumière mes qualités. Bonne route, et merci pour tes mots !

    Répondre
  35. caroline

    quelle belle expression sur la connaissance de soi. IL est toujours long d’apprendre a se connaitre et lacher prise moi meme il a fallu bien des années avant d’apprendre a aimer qui j etais en allant vers les autres, sourire et s’ouvrir davantage vers les autres , puis essayer d’ameliorer son image en devenant telle que l’on ait sans artifice ce qui permet de mieux communiquer avec les autres, etre soi meme et apporter du bien autour de soi cela remplit les journées de joie et pleinitude. je vous trouve bien de votre corps et votre esprit et vous donnez une belle image de vous bravo pour vos belles reflexions et bel etat d ame. a tres bientot je l espere on pourra peut etre encore nous devoiler linette7

    Répondre
  36. Bonjour
    Je découvre à l’instant ton profil ainsi que tes post. Tu es doté d’une grande sensibilité. Il serait formidable de te lire dans le bilan de moments passés à ne plus te demander si tu regardes bien vers le haut pour guider ton esprit, ta vision des choses vers ce qui te semble être le bonheur. Mais tout simplement vivre les moments présents et passés sans ne plus avoir à les analyser.

    Répondre
  37. zab

    Ouah! Ça résonne, ca résonne en moi. J’espère qu’un jour je pourrai prononcer les mêmes mots…merci pour cet espoir.

    Répondre
  38. Tu es magnifique, continue ce cheminement..cette magnifique progression et ouverture
    Bravo

    Répondre
  39. J’aime et j’admire cette façon que tu as de si bien poser les mots sur ce que tu as au plus profond de toi, c’est à chaque fois un régal à lire ♡
    De mon côté, je ne suis jamais bien sereine lorsque je vois mon image à l’écran, mais j’apprends – j’essaie en tout cas – à lâcher prise petit à petit… Un jour, je serai peut-être aussi apaisée que toi ? J’y crois ! ;)
    Bises May

    Répondre

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