Des photographies et de l’importance d’être soi


 

Je travaille depuis quelques mois avec Navy et Richard sur la refonte de leur communication. Depuis plus de dix ans, Navy et Richard sont photographes à Parthenay, à quelques kilomètres de Poitiers. Ils mettent, au cœur de leur travail, l’importance des photographies dans la construction de soi et comme héritage familial.

Cette vision de la photographie me parle, et m’émeut, beaucoup. Les photographies, avec l’écriture, ont eu une place centrale dans la construction de mon identité. Très tôt, prendre des photographies a été une façon de m’exprimer. Je n’ai jamais été très à l’aise à l’oral et en groupe. Adolescente, je photographiais mes amis, nos soirées et notre quotidien. Je partageais déjà sur un blog mes émotions et quelques images – ne cherchez pas, je ne vous donnerai pas le nom du blog, non, non, non. Les images, et les mots, étaient alors un moyen de communication entre le monde et moi.

Plus tard, les photographies m’ont permis d’apprivoiser mon reflet et mon corps. A le regarder autrement, avec plus de bienveillance et douceur. A prendre du recul avec mon image. J’ai compris, à travers des images, combien mon corps parlait pour moi. Combien chaque geste, chaque posture, chaque regard révélait mes émotions. Doucement, j’ai appris à jouer avec l’image renvoyée par mon corps et à le mettre en scène.

La photographie, et l’écriture, m’apparaissent aujourd’hui comme un joli terrain exploratoire. J’ai doucement apprivoisé mes peurs et j’ai grandi. Je sais l’importance des images, et aussi de leur absence. Je n’ai aucune photographie de moi de mes 15 à 25 ans, et forcement, cela me rend un peu tristoune quand j’y pense. J’ai grandi et j’ai pris du recul. Aujourd’hui, j’ai un rapport apaisé avec mon image.
C’est ma cousine qui a pris la photographie que vous voyez à La Laguna, à Ténérife, dans un hôtel incroyable. C’était doux. J’ai adoré la ville et travailler, le matin, dans le patio de l’hôtel. J’étais un peu fatiguée, pas très bien coiffée, avec mes baskets bien trop vieilles que j’aurais pu pousser pour la photographie ; mais j’ai ce sourire aux lèvres des journées où je voyage-travaille-ris. Je me retrouve sur ces photographies et je me rappelle de ce moment-là.

Je crois que c’est ça que j’aime avant tout dans la photographie : saisir les émotions, les atmosphères, la lumière et les couleurs d’un instant.

 

 


 

Aujourd’hui, j’ai souri en lisant le premier article de Navy. Navy et Richard sont amoureux et passionnés. Ils aiment les échanges et les rencontres. Ils sont donc, vous l’aurez compris, aussi photographes. Plus que tout, j’aime quand ils me parlent de leur vision de la photographie.

Je crois que la communication pour eux, avant de commencer à travailler ensemble, était quelque chose d’assez abstrait et compliquée. Quelque chose qui faisait un peu peur et de complexe. C’était une vitrine pas forcement humaine ni chaleureuse de leur entreprise, une sorte de miroir déformant. Un travail nécessaire, où il fallait être présent pour être crédible et se faire connaitre. Ils aurait trouvé bien plus simple de partager juste leur travail sans se soucier du référencement et de tous les mots qu’ils ne comprennent pas vraiment.

Alors et depuis le départ, j’ai essayé de les rassurer, de leur dire que l’essentiel sur internet, comme lors une rencontre physique, est avant tout d’être soi. De ne pas mentir, de pas sur-vendre, de partager et de créer des émotions. Qu’internet est un outil formidable et qu’il suffit d’apprendre doucement à s’en servir de la même façon que l’on apprend à s’habiller en fonction de la situation.

J’explique, je questionne, j’accompagne. Je prends le temps. Je ne précipite pas les choses. Je suis convaincue de l’importance d’être soi, et d’avoir confiance en soi, lorsqu’on créé son entreprise et dans sa communication. Que l’on peut bien sûr utiliser mille techniques et investir dans de la publicité mais que si le projet ne repose pas sur la sincérité, cela fonctionnera rarement sur le long terme même avec une très bonne communication – et cela surtout ne rendra pas très heureux.

Je crois que la communication doit être une aide, un soutien pour mettre en valeur un produit ou un service, qu’elle doit s’appuyer sur les valeurs réelles des personnes qui l’ont créées. Qu’elle doit être émotionnelle, créative et authentique. La communication est une extension verbale et visuelle de l’entreprise. Elle doit être en accord avec ses valeurs et ses objectifs que cela soit par ses couleurs, ses typographies, ses matières, ses images ou le ton employé. Elle doit être réfléchie et pesée. Ce sont dans les détails que se crée l’identité d’une marque.

Bien sûr, on peut jouer et transformer la réalité, mais je crois que l’on crée rarement son entreprise pour ça. On crée parce qu’on croit avant tout en notre projet et que l’on a quelque chose à apporter. On crée parce qu’on désire travailler à sa façon et avec ses valeurs. On crée pour être soi. On crée parce qu’on est un peu fou, passionné et rêveur et parce qu’on y croit pour mille. On créé parce que c’est une évidence et que l’on ne saurait plus faire vraiment autre chose.

Alors, je crois que c’est ça qu’il faut mettre en avant tout : son histoire, ses convictions et ses objectifs. Tous mes clients, tous sans exception, ont en commun de porter un projet dans lequel ils croient et qui les rend heureux.

Je crois en la sincérité et l’authenticité. Je le crois parce que cela correspond en mes valeurs, mais aussi et surtout parce que je suis persuadée que c’est la meilleure façon de réussir en étant heureux. Et puis, comme ça, je me dis que la vie est drôlement bien faite quand même, non ?

 


 

De Navy et Richard, je connais la vision de leur métier de photographe et leur façon de travailler. Ce sont des artisans.  Ils ont un studio à quelques kilomètres de Poitiers. Ils développent encore leurs photographies. J’aime leur rapport à la photographie réfléchie et enthousiaste. J’aime la tradition et le soin qu’ils apportent à transformer chacune de leur image en un souvenir unique et intemporel. Je connais aussi leur pudeur et leur discrétion. Alors, on a travaillé dessus. On a réfléchi à la façon de transmettre tout ça.

En lisant l’article de Navy sur son approche de la photographie, à la fois intime et pudique, j’ai un grand sourire. J’ai un grand sourire parce que j’ai conscience que se livrer n’est jamais facile. Je sais aussi que c’est à partir de ce partage, de cette ouverture et authenticité-là, que des personnes se reconnaitront et voudront travailler avec eux.

Mon travail consiste à accompagner mes clients pour les aider verbaliser l’ADN et l’histoire de leur entreprise. Ensemble, on met ensuite en forme en image et en mots. On apprend enfin à communiquer avec ses nouveaux outils et à trouver doucement le ton juste.

Et, ce premier article de Navy, me rappelle comme, lorsqu’on y arrive enfin, c’est toujours magique.

 

 

 

 

 

 

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C'est promis

Vos commentaires
sont des petites douceurs
Mille mercis à vous

  1. Ça faisait longtemps que je n’avais pas laissé un petit message par ici, même si j’aime toujours autant lire tes mots. Cet article me touche particulièrement parce que je me destine à travailler dans la communication, et je partage ta vision humaine, inspirante et altruiste de ce milieu, parfois considéré comme de la “manipulation”.
    A bientôt ♡

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    • Oh, je suis contente de te lire et de voir que tu partages mon avis. J’ai l’impression que c’est encore tellement rare en France d’oser être soi quand on communique. Alors, forcement, ton commentaire me touche beaucoup !
      A bientôt la jolie !

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  2. marie kléber

    J’aime toujours autant te lire May.
    Ta vision humaine de ton métier est inspirante. J’aime ton regard sur la photographie et sa contribution à l’acceptation de soi.
    Belle et douce journée à toi

    Répondre
  3. Que je l’aime, ce texte. Parfois moi aussi, je me sens bien ignorante de tous les “rouages” de ce qui constitue la communication, j’y trempe un pied seulement. Je fais sans doute un peu tout et n’importe quoi sur ce plan-là, il me manque sûrement beaucoup de clés, mais c’est bon de savoir qu’on peut avancer dans ce domaine en douceur et surtout, sans se trahir.

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et souriez, vous êtes fantastique

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