Les couleurs de Valparaiso


 

De la fenêtre, j’observe les toits de Valparaiso.

Et à chaque fois que je tourne la tête – souvent, très souvent -, je me répète que cette vue est incroyable. Cela fait cinq jours que j’ai posé mes bagages ici, et cinq jours que je souris en regardant à la fenêtre. Au bout de combien de temps se lasse-t-on des couleurs de Valparaiso ?  Se lasse-t-on un jour d’ailleurs de ces couleurs-là ?

Cette semaine, et peut-être plus qu’une autre, je me rends encore compte de ma chance de pouvoir travailler à travers le monde, de gérer mes horaires et mon travail comme je le souhaite. De pouvoir faire d’une chambre d’hôtel, d’un café ou d’une bibliothèque ; des bureaux éphémères pour quelques heures ou journées. De la chance aussi d’avoir des clients confiants qui m’encouragent et me répètent, sourire aux lèvres, de profiter quand je leur annonce une prochaine destination.

Je sais que c’est ça, vraiment, qui me rend heureuse.

 


 

Je sais bien aussi que l’équilibre entre travailler et voyager est complexe et délicat à trouver et, surtout, à conserver. C’est, j’imagine, ce qui le rend autant précieux. C’est d’ailleurs une question que l’on me pose souvent lorsque j’évoque cette nécessité de voyager. Je réponds alors, toujours, que je travaille mieux en voyages. Vraiment. Ce n’est pas une tournure. Je suis plus créative, plus inspirée et éveillée. Je suis aussi plus efficace et organisée. Je sais que mon temps est compté, et combien, il est précieux.

Alors, je m’éparpille moins. Je suis heureuse et enthousiaste. Je fais des listes. J’agis par priorité. J’essaie de consacrer mes matinées à mes clients. Mais là, encore, vous savez, travailler dans un café au bout du monde à quelque chose de magique et doux. On ne travaille pas vraiment de la même façon de chez soi qu’au Chili au bord de la mer ou, encore, dans un riad à Marrakech. Je profite des après-midis découvrir la ville. Parfois, j’alterne. J’essaie d’écouter mon rythme et mes envies. Je suis à l’écoute de mon intuition et de mon corps. Je suis en éveil et je me fais confiance. C’est l’essentiel. Je marche plus, je m’étonne, je regarde, j’oublie mon ordinateur, et, forcement, je dors et travaille ensuite mieux. Je sors ma zone de confort.

Le décalage horaire – et géographique – me permettent aussi de prendre du recul. C’est doux et léger. Je suis sereine et apaisée. A Toulouse, j’ai parfois tendance à perdre l’équilibre et à me laisser, parfois encore, aspirer par les urgences. C’est rarement le cas en voyages. Et si cela arrive, le décompte des jours qui passent et qui me rapprochent du retour me rappelle cette nécessité de savourer chaque jour.

Voyager me rappelle finalement l’importance de vivre. Tout de suite. Maintenant.

 


 

Hier, on a mis en ligne la refonte graphique du blog de Chloé et j’ai l’impression d’avoir un petit poids en moins au creux du ventre depuis.

Quand l’on porte un projet depuis mois, on s’y attache. Avec les semaines, il devient de plus en plus imposant. Souvent, mes clients comparent la création d’un site, et plus largement d’une identité graphique, à la naissance d’un enfant. Cela me fait toujours sourire, parce que je dis souvent de mon coté que mes projets sont comme mes bébés et j’ai toujours un peu de mal à m’en détacher une fois qu’ils sont terminés.

Je me dis que le blog de Chloé est un peu né au Chili et l’idée me donne des frissons. Pour l’anecdote, Chloé a fait le même master Web Editorial que moi à Poitiers et c’était doux de se replonger, d’une certaine façon, dans ces années-là. On y a glissé beaucoup de nous, d’amour – et de nos heures de sommeil – et j’espère qu’il vous plaira.

Depuis, je me sens un peu comme le premier jour des grandes vacances – avec, cette fois, des nouveaux jolis projets qui commencent.

 


 

Aujourd’hui, j’ai marché dans le rue des Valparaiso. Je suis montée, je suis descendue. Je suis montée, encore. J’ai pris le temps. Je suis allée au marché de poissons sur le front de mer et j’ai observé les lions de mer. J’ai respiré. Un peu plus tard, j’ai déjeuné un ceviche de salmon en pensant que je pourrais vivre de ceviche et de soleil.

J’ai pris le funiculaire. J’ai siroté un jus de mangue dans un café qui porte le nom de Pierre Loti en répondant à mes mails. J’ai oublié la carte et j’ai marché sur le territoire. Je me suis perdue. Je me suis retrouvée. Je suis rentrée dans des boutiques de créateurs artisanaux, et dix fois, j’ai voulu tout acheter. J’ai pris des photographies. Je me suis fait confiance.

Quand je suis rentrée à l’hôtel, j’avais  un mail de Béatrice, une chilienne vivant à Santiago. A l’intérieur, elle m’écrivait apprécier mon travail et souhaiter que je m’occupe de l’identité visuelle de son entreprise. Quand je lui ai répondu que j’étais justement au Chili et que je serai à Santiago à la fin de la semaine ; elle m’a répondu que c’était maravilloso. Et moi, j’avais déjà des poignées d’étoiles dans les yeux à cette idée-là. Je tisse des liens entre le Chili et la France.

Alors, forcement, encore, je souris. Oui, je souris beaucoup au Chili.

 

 


 

 

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Cela fait une semaine que je suis arrivée au Chili. Une semaine que je mange beaucoup trop d’empanadas et d’avocats à chaque repas, que je compte avec mes doigts pour savoir l’heure en France et que je parle en espagnol en me rappelant, chaque fois, comme cette langue me manque. Une semaine que j’ouvre les yeux, que je m’enthousiasme, que je répète “oh, comme c’est beau !“. Une semaine à sentir mon cœur battre un peu plus fort.

J’avais prévu d’écrire et de partager un peu plus le Chili, au quotidien, avec vous. J’avais prévu tout ça, et puis, finalement, j’ai déconnecté. J’ai ouvert les yeux. J’ai marché. Beaucoup. Je me suis perdue dans les rues de Santiago. J’ai bu des cafés. Je suis allée au marché. Je me suis enthousiasmée. J’ai rencontré des personnes des quatre coins du monde. J’ai marché au soleil au bord de la mer. Sur un lac glacé à la frontière de l’Argentine .

J’ai monté les mille et un escaliers de Valparaiso. Je suis tombée amoureuse de son architecture et de ses maisons colorées. J’ai vu des lacs infinis et des forêts enneigées. J’ai dit, j’ai répété, c’est beau. Regarde comme c’est beau. J’ai pris l’avion trois fois. Du hublot, j’ai vu des volcans des villes des montagnes.

Un soir, j’ai pris un cours de Cueca et je me suis sentie un peu chilienne. Un peu à la maison. Je suis allée dans des fondas. J’ai fêté ‎El Dieciocho.

J’ai serré ma chance d’être là ici et maintenant. J’en ai eu des frissons. Et puis, j’ai écrit.

 


 

J’ai écrit de Santagio dans un café, à Pucón de la petite terrasse de ma chambre d’hôtel. Au loin, je voyais le volcan respirer. Et, un peu plus tard, ici, face à la mer à Valparaiso.

J’ai écrit dans la voiture dans le bus dans l’avion. J’ai écrit dans un carnet, dans les notes de mon iPhone, sur mon ordinateur. J’ai des mots plein le moleskine et des photographies qui débordent de mon ordinateur. J’ai écrit dans ma tête. J’ai imaginé des phases. Et puis, doucement, j’ai oublié les mots.

J’avais besoin de ce tête à tête égoïste et solitaire avec le Chili. De cette rencontre en tête à paysages. Et puis, doucement, de laisser infuser les émotions les couleurs les matières. De prendre le temps et de savourer. Chaque émotions, chaque couleur, chaque matière. J’ai savouré le silence. J’ai ralenti. J’ai accumulé les kilomètres et j’ai ouvert les yeux.

Plus je grandis, et plus je prends conscience de ma difficulté à être dans l’immédiateté. Je ne sais pas être dans l’urgence. Je ne participe pas à la course sans fin qu’offre les réseaux sociaux non plus. Et ce besoin d’être là, de devoir répondre, toujours, tout le temps-là, m’angoisse beaucoup. J’ai besoin de temps et de silence. De laisser parfois, aussi, mon iPhone au fond de mon sac. Je ne sais pas utiliser Snapchat. Enfin, je veux dire que je ne sais pas partager, du contenu, en continu justement. Je ne sais pas ni écrire ni – bien – travailler dans l’urgence. J’ai besoin de temps, de réflexion et de respiration.

Alors, je coupe les notifications. Je m’éloigne. J’écris sur un carnet. J’observe. Je m’étonne.

Et, je ralentis. Je ralentis.

 


 

Pour créer, pour imaginer, pour raconter et faire vivre des histoires dans ma tête, j’ai besoin de lenteur. De déconnecter pour partager, pour pouvoir partager. Pour, justement, me reconnecter. De mettre la distance pour avoir envie de revenir, pour avoir envie de poser des mots dessus. Fuis-moi, je te suis. Je ne sais ni courir ni être dans cette représentation quotidienne que cela soit dans mon travail ou dans mes projets personnels.

J’ai fini par comprendre que ce n’était pas un caprice et que cela faisait partie de moi, que c’était mon rythme interne. Je me rappelle une discussion avec Ange, autour d’un chocolat chaud, où l’on parlait de verticalité, et de l’importance d’être en accord dans notre quotidien avec nos valeurs profondes, avec ce qui nous meut.

Je me souviens de cette discussion à une époque où je cherchais encore mon équilibre, où je tâtonnais et m’écorchais souvent à vouloir trop bien faire, à vouloir parfois aussi faire plaisir en oubliant d’écouter mon propre rythme et mes ressentis. Je me disais que je pouvais faire un effort, que ce n’était pas si important – bien sûr que cela l’était. Et où pourtant je savais déjà – et ressentais – cette nécessité de mettre de l’ordre dans mon quotidien et cette urgence de m’aligner. D’arrêter de me disperser. Je me souviens de cette conversation et je regarde le chemin parcouru. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Et, je sais que je ne pourrais pas être mieux, ici et là, maintenant, à découvrir le Chili.

 

 


 

Depuis cette conversation, j’ai appris à aller à mon rythme et à ne plus me forcer. C’est aussi le fil conducteur, ce qui guide mes pas et mes projets. Que cela soit lors mes rencontres ou mes voyages, je sais aujourd’hui combien cette continuité est nécessaire à mon équilibre. Combien elle me rassure et me berce. J’ai appris à accepter mes propres contraintes et à me les imposer. Et parfois aussi à les imposer. Pour moi, pour mon équilibre.

J’ai appris à dire non, à apprivoiser mes émotions et à les partager. Si j’ai longtemps eu peur de paraitre égoïste ou capricieuse, j’ai compris au fil des mois que les échanges devenaient beaucoup plus simples et intenses avec cette transparence et sincérité-là.

J’ai appris à me connaitre et, je crois, que c’est finalement la clef. C’est le plus beau des voyages intérieurs. J’ai ouvert les fenêtres. J’ai levé les yeux. Je me suis regardée, apprivoisée, accepté. J’ai appris à m’aimer. A écouter ma boussole interne et à suivre mon intuition. A ne plus la torde comme j’ai pu la faire pendant des années.

Depuis, je prends le temps et je me fais confiance. Je ferme les yeux et je respire. J’ai moins peur. De moi, des autres. Et quand j’ai peur malgré tout, j’accepte cette émotion-la. Je la laisse passer en moi. Je ralentis. Je regarde l’horizon. Je fais le tour du monde. Je suis seule. Je suis au Chili. J’écris, je dessine, je partage. Et par dessus, je prends le temps. J’écoute ma petite voix à l’intérieur qui me dit de ralentir de m’écouter de vivre.

Et vous savez quoi ? Je vais mieux.

 

 

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Je suis à Rome.

Je suis entre deux avions, entre la course et l’atterrissage. Mon prochain vol est dans deux heures. J’observe les voyageurs et je me demande d’où ils viennent, où ils vont et dans quel but. J’imagine leur langue et je me raconte leur histoire. Ils partent au bout du monde. Ils sont heureux, et forcement, oui, forcement, ils sont amoureux. Ils sont beaux.

Chaque soir, je m’endors en imaginant les mots que je pourrais écrire ici. Je me dis qu’il faut que je prenne le temps, que ce rendez-vous en tête à mots me manque. Que vous me manquez, oui, voilà, vous me manquez. Comment fait-on, à nouveau, le premier pas-mot ? Je tremble un peu, et puis, je souris, parce que je sais déjà bien que je ferai comme toujours, parce que c’est la seule façon que je sais faire de toute façon : j’écrirais, j’écrirais et les mots sembleront doucement faire sens et se mettre dans l’ordre.

Alors, je m’endors la tête remplie de mots, de voyages et de couleurs. Je m’endors en racontant le Maroc, la montagne et le bel été. Je danse. Je ris. Je suis en vie. Ma tête déborde de virgules, de parenthèses et de points d’interrogations. Je m’endors en écrivant-créant-dessinant et en pensant à toutes les choses que j’aimerais vous écrire et vous demander : de quelle couleur fut votre été ? Il fut heureux, dites ?

Le matin, je reprends la course. J’essaie de tout boucler tout finir tout assurer. Je réponds aux mails. Je dessine, je code, j’écris. J’envoie mes petites affiches et je me surprends parfois à imaginer les suivantes. Je vais au marché. Je nous prépare des plats simples. Parfois l’après-midi, on va au parc. On troque alors l’ordinateur pour un livre. On prépare des gâteaux à partager pour le goûter et l’odeur donne des airs de campagne à l’appartement. On travaille à nouveau. On dine, on voit des amis, on lit. On travaille encore un peu avant de dormir. Et malgré la course, malgré les délais souvent serrés ; chaque jour, on prend le temps de vivre, on s’impose cette rigueur-là, celle de prendre soin de nous avant tout. Celle de la vie précieuse que l’on ne saurait laisser filer. Pour notre équilibre, pour notre bonheur et aussi, parce que c’est de cette façon-là, je crois que l’on crée le mieux.

Cela fait trois, peut-être quatre, mois que je n’ai pas écrit ici et cela me semble une éternité. Trois mois à me dire que cela viendra, que cela revient toujours et que, surtout, il ne faut pas forcer les choses. Que je ne veux rien m’imposer. Trois mois à travailler un peu plus que de raison, à étirer les journées, et à me promettre que cela ira mieux dès l’été passé. Trois mois à me promettre de ralentir dans un deux trois jours, trois mois à étirer mes promesses. Trois mois, aussi, à chouchouter Holly et à lui préparer, chaque jour, des petits plats maison pour essayer de lui faire prendre à nouveau un peu de poids. Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Trois mois, et le ciel bleu au dessus de notre tête, les après-midi improvisés à la mer et les piques-nique partagés à la nuit tombée face à la Garonne.

Trois mois, et l’été qui se termine.

 


Je suis à une heure de Santiago. Je suis au dessus des nuages.

Le ciel est bleu jaune rose. Il est doré. Il est pastel. Il s’eveille. Du hublot, je vois les montagnes enneigées. C’est beau, incroyablement beau. J’ai dû prendre plus de photographies ces dernières heures que durant tout l’été. Je suis fatiguée, je suis à la fleur de peau. J’aurais aimé être plus productive avant de partir et, bien sûr, je m’en mordille. Depuis le décollage, je prépare des mails. Je joue à saute-moutons sur les projets. Je ne bouge pas de mon siège et, pourtant, je cours.

Je viens de fermer tous les projets tous les mails tous les logiciels. Je ralentis. Je me laisse absorber par la musique en observant les nuages. J’ai l’impression que cela fait des mois que je n’avais pas fait une pause, que je ne m’étais pas offert une pause. Il aura fallu un vol long courrier, être coupée du monde durant seize heures pour m’offrir une parenthèse. Une parenthèse juste à moi.

Je sens des larmes couler sur mes joues et, voilà, je souris. Je crois qu’il n’y aura pas un seul vol long courrier où je n’aurais pas pleuré, et où je n’aurais pas été frappée par la fragilité et la beauté de cette vie-là. De la violence que l’on peut s’infliger à s’oublier. De cette chance aussi d’être ici, là et maintenant, et d’en prendre conscience.

Quand j’ai reçu mes billets d’avion pour le Chili, j’avais imaginé ce rendez-vous comme un cadeau que je m’offrirais, comme un moment égoïste et nécessaire : écrire dans l’avion, au fil des voyages, est devenu un rituel. C’est le début du voyage, l’arrêt nécessaire avant de reprendre ma respiration et d’ouvrir les yeux.

Le Chili, je l’imagine comme une parenthèse créative à l’image de mon voyage à Singapour. Comme une matière brute à photographier-écrire-tordre. Je me suis promis de prendre un peu de temps, chaque jour, pour l’écrire et le photographier. De m’imposer ce temps-là. L’idée d’un rituel et d’un rigueur quotidienne créatives me glisse, déjà, un grand sourire.

Vingt jours pour ralentir, pour prendre le temps et me reconnecter. Vingt jours pour photographier, pour s’enthousiasmer, pour échanger. Pour s’éveiller à nouveau. Je ne sais pas quelle forme cela prendra, ni vraiment encore ce que je vais découvrir ici. Je voyage avec l’Office de tourisme du Chili jusqu’à vendredi et je serre mille fois ma chance. On va découvrir Santiago et la région des lacs. A partir de là, je n’ai encore rien prévu.

Cette idée-là, de sortir de ma zone de confort, de me retrouver mes mots à l’autre bout du monde, me plait déjà beaucoup.

 


Je suis à Santiago.

Je suis à l’hôtel et mes petits yeux se ferment. Le trajet a duré plus vingt heures. J’ai téléchargé les photographies que j’ai prises durant le vol et je viens de faire un copier-coller de mes notes. Je souris en les relisant. Je les trouve, comme souvent, maladroites et un peu lourdes.

Alors, je me force à être bienveillante et à cliquer sur publier avant de tout supprimer. C’est drôle parce que je sais déjà que dans quelques mois, je les lirai à nouveau et je me dirai que ce n’était pas si lourd. Je les lirai et je me rappellerai le début de ce voyage, et je sourirai parce que je verrai plus le moment que la forme. C’est l’avantage de grandir, on apprend doucement à se connaitre.

Il est un peu plus de dix-sept heures ici. J’ai profité de l’après-midi pour découvrir le centre ville et les parcs de Santiago. Les chiliens fêtent l’indépendance du Chili et Santiago a des petits airs de 14 juillet. J’ai déjeuné une empanada en pensant à celles que me préparaient mon père quand j’étais petite et en me promettant d’en cuisiner à mon retour.

Il fait un soleil d’été et je retrouve doucement mes mots espagnols. Je suis sereine et c’est doux.

 

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